The Eye

The Eye

 

Sorti en 2002, « The Eye » est un film d’horreur Hong-Kongais, puis, en 2008, un remake américain avec Jessica Alba. Ces deux films contiennent beaucoup trop de scènes magiques pour toutes les étudier, donc j’en aborderai seulement trois ici.

 

 

(4min20s, français avec sous-titres français en option)


Dans l’original et dans le remake, une violoniste aveugle fait une greffe de cornée. Les actrices Angelica Lee et Jessica Alba peuvent donc d’abord jouer le rôle d’une aveugle puis celui d’une personne découvrant l’aspect visuel du monde qui nous entoure.

Si le thème de la cécité vous intéresse, j’en ai déjà beaucoup parlé dans mes vidéos sur les 26 films de Zatoichi, le samouraï aveugle.

Dans « The eye », on découvre que la cornée greffée appartenait à une jeune femme accusée de sorcellerie. L’héroïne est donc confrontée à des visions inquiétantes où son monde réel se superpose aux souvenirs de la donneuse d’organes :

(Regardez la version vidéo pour voir la scène.)


À moins d’avoir un budget énorme, difficile de reproduire cet effet en direct. Cependant, j’imagine deux façons d’exploiter l’idée.

D’abord, nous pourrions avoir un objet qui apparaît quand on évoque le passé auquel il appartient. L’objet du passé se superpose alors au moment présent et réel.

Ensuite, nous pourrions avoir un objet qui se transforme en fonction du monde auquel il appartient. Par exemple, une pièce française qui se transforme en pièce d’un autre pays quand on raconte le voyage qu’on a fait là-bas. Ou une clé qui vieillit et s’abîme quand on évoque une autre clé, ancienne ou perdue.


Un peu plus tard dans les deux films, l’héroïne croise quelqu’un dans la rue de façon magique :

(Regardez la version vidéo pour voir la scène.)



Dans ma vidéo sur le film d’horreur sud-coréen « Yeogo Goedam 4 : La voix », j’avais déjà évoqué cette idée : passer à travers quelque chose ou quelqu’un pour montrer que c’est un objet ou une personne fantomatique.


Enfin, dans le remake de 2008, l’au-delà laisse une trace furtive, mais intéressante :

(Regardez la version vidéo pour voir la scène.)


Le fantôme laisse l’empreinte de sa main dans le sucre renversé sur la table.

Nous connaissons tous les effets d’ardoise spirite où un fantôme écrit un message. Au lieu de ça, nous pourrions saupoudrer une ardoise avec de la poudre de craie, du sel ou du sucre. Plus tard, on montre qu’une empreinte s’est manifestée sur cette surface.


Les deux films sont presque identiques dans leurs scènes magiques. Les apparitions de fantômes avec la caméra qui se déplace derrière un personnage, des photos ou des miroirs qui montrent le visage de l’héroïne ou de la donneuse d’organe, une scène dans un ascenseur où on assiste à une apparition ET une lévitation, etc, etc.

Vous pouvez explorer ses idées vous-même en regardant l’original hong-kongais, ou le remake américain qui, pour une fois, n’est pas si mauvais que ça.


À la semaine prochaine, pour une nouvelle vidéo.

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