Alliance Magique
Ce dimanche 20 septembre, Alliance Magique m’a accueilli pour parler de notre passion commune et de mes créations au cours d’un live Zoom de deux heures et quarante-cinq minutes ! Encore un grand merci à Steeve Marion et Nicola Damien Deramaix pour l’invitation.
(audio français, sous-titres et chapitres en français, anglais, allemand, espagnol, italien et japonais)
Voici les chapitres de la vidéo :
00:00:32 - Accueil et présentation de Vincent Hedan
00:01:36 - Parcours : découverte de la magie, études et professionnalisation
00:03:23 - L’apport du théâtre à la pratique magique
00:06:21 - Débuts en cartomagie, Earl Nelson et respect du spectateur
00:10:04 - Départ de France et installation en Asie
00:11:37 - Différences culturelles et pratique de la magie selon les pays
00:16:01 - Attention du public, participation et croyances
00:19:52 - Réactions des spectateurs : défi, enthousiasme et adaptation du spectacle
00:25:21 - « Il était temps » : routines favorites avec une montre
00:31:51 - Montres connectées : télécommandes et particularités de la Pitata
00:36:32 - Fabriquer une table pour dissimuler un téléphone et consulter des informations
00:42:19 - Cacher un écran Notifier dans une poche
00:45:41 - René Lavand : poésie, personnalité et influences artistiques
00:51:40 - S’autoriser à explorer des thèmes personnels sur scène
00:52:36 - Créativité : chercher l’inspiration en dehors de la magie
00:56:55 - « Le Tombeau des lucioles » et l’ambition émotionnelle de la magie
01:02:57 - La magie au cinéma : « Le Prestige », « L’Illusionniste » et « Insaisissables »
01:08:05 - « Rainman » : mémoire, concours et étiquette de mentaliste
01:12:57 - Dépasser les catégories et surprendre les attentes du public
01:16:38 - « Théâtre Mental » : genèse du livre et routine sur la chance
01:21:25 - Transformer une histoire familiale en expérience magique
01:23:00 - De « Votre esprit » à « Théâtre Mental » : participation et appropriation des routines
01:28:42 - Magie visuelle et réseaux sociaux : accrocher le public rapidement
01:30:42 - Simplicité, clarté des instructions et écriture du spectacle
01:35:40 - Intelligence artificielle : reconnaissance vocale et prédictions automatisées
01:39:02 - Électronique invisible et choix des accessoires de mentalisme
01:43:03 - Reconnaissance d’écriture et lecture de pensée multilingue grâce à l’IA
01:45:10 - Fiabilité de l’électronique et solutions de secours
01:48:16 - La hiérarchie des peeks et les degrés de séparation
01:52:26 - Création des book tests : littérature, Borges et « Babel »
01:58:23 - Les origines de « Pi » et de « Haïku »
02:01:05 - Le processus créatif comme assemblage de pièces de puzzle
02:02:12 - « Echo » : book tests thématiques et éditions personnalisées
02:07:02 - Le chapelet personnel de Vincent et son projet de publication
02:11:15 - Choisir et maîtriser un chapelet : applications dans « Pi Max »
02:14:31 - Une application d’entraînement créée avec l’IA
02:15:21 - Apprendre plusieurs chapelets : parallèles avec les langues
02:18:23 - Traduire des livres de magie et découvrir d’autres approches
02:19:42 - Danny Orleans : ce que la magie pour enfants enseigne au mentalisme
02:23:09 - Pause et annonces des prochains lives
02:24:31 - Projets : chapelets, héritage de Tamariz, « Multitude » et traductions
02:29:21 - Un possible retour en France pour des conférences
02:32:43 - « Le Tarot du diable » : origines, impact émotionnel et questions éthiques
02:37:22 - Tarot Rider-Waite : images, interprétation et relation au public
02:39:52 - Incarner un personnage sans adhérer à ses croyances
02:41:30 - Questions complémentaires, offre annoncée pendant le live et remerciements
Voici la transcription de la vidéo :
Steeve Marion :
c'est bon ok, ça c'est bon tac tac, tac, tac, et ben voilà.
Nicola Damien-Deramaix :
Je vais me mettre sur l'alliance. Attends, je vais baisser mon son. Normalement, on doit être lancé. Tu me dis, tu vérifies
Steeve Marion :
C'est les 20 secondes. Ça ne devrait pas être rouillé. Live. C'est tout bon Nico, tu es en live.
Nicola Damien-Deramaix :
Je suis bien sur l'alliance Ouais. pas faire le même que la dernière fois. Ok. Hello tout le monde, on est super content de vous voir de vous retrouver en ce dimanche matin, live un petit peu exceptionnel parce que c'est très rare le dimanche matin. Mais c'était comme je disais, c'est un live exceptionnel pour un invité exceptionnel.
Steeve Marion :
Exactement. Ça faisait un moment qu'on espérait l'avoir Vraiment, on est trop trop trop content de recevoir Vincent.
Vincent Hedan :
On en avait parlé avant, mais c'est ça faisait un moment à cause de mes mouvements géographiques et du décalage.
Nicola Damien-Deramaix :
En tout cas, un grand merci à toi et puis bienvenue sur l'alliance pour ce premier live de septembre. Ah oui, c'est la rentrée. C'est même en fait le premier vrai live de la saison, étant donné qu'on a repris la conférence de David Éthan était un petit peu à part. Mais là c'est un petit peu différent, c'est vraiment la reprise officielle des lives. Il y a Michael Chatelain qui vient de se connecter. Alors Vincent. petite tradition, est-ce que pour ceux qui ne te connaîtraient pas, est-ce que tu peux nous faire peut-être un petit rappel de qui tu es et de rapidement ton parcours magique?
Vincent Hedan :
Oui, alors je m'appelle Vincent Hedan, il n'y a pas d'accent sur le E, mais on dit dit aidant quand même, c'est une particularité du français. Je suis né en France en 1983. Je vais pas vous faire toutes les années parce que sinon on va pas s'en sortir. Mais j'ai commencé la magie, je devais avoir 3-4 ans, j'ai la photo d'ailleurs derrière moi dans les étagères avec une boîte de magie à Noël, la boîte de magie de Majax qui a sûrement déclenché plein de passions pour plein de gens. Et sauf que j'ai jamais arrêté et j'ai eu énormément de chance de savoir ce que je voulais faire dès le début et c'est devenu d'abord une passion pendant mes années adolescentes. Et j'ai fait des études qui n'avaient rien à voir, enfin mathématiques et linguistiques. Oui qu'on retrouve un peu dans mon travail d'ailleurs aujourd'hui, mais à l'époque j'avais pas prévu pour et j'ai raté l'année de science, donc je suis allé en langue à la place parce que c'était peut-être plus facile. Et ensuite la magie a décollé en même temps qu'on me demandait de savoir si j'allais continuer ou pas mes études. donc j'ai fait le choix de la magie parce que j'avais vraiment une grosse passion là-dessus à l'époque et j'ai énormément de chance donc d'en vivre aujourd'hui depuis, je sais pas 2012, je crois, quelque chose comme ça. sous plusieurs formes. Et là maintenant depuis quatre ans, depuis 2022, j'ai quitté la France pour voyager en Asie et essayer de trouver en Asie la région. Voyant en Asie et trouver éventuellement une nouvelle maison et je me suis installé à Manille aux Philippines. D'où le décalage de six heures que chez moi il est 16h et chez vous il est 10h du matin.
Nicola Damien-Deramaix :
Oui. Et tu as fait du théâtre aussi c'est ça?
Vincent Hedan :
Parce que ça t'a aidé. C'est vrai que souvent le parallèle avec quand tu tombes dans la magie et que tu fais du théâtre, c'est souvent bénéfique aussi pour c'est un outil qui est hyper intéressant parce que quand tu fais du théâtre, en tout cas peut-être j'ai eu de la chance d'avoir une bonne prof de théâtre, une succession de bons profs de théâtre. Tu apprends des approches et une certaine discipline qui te servent énormément ensuite quand tu es sur scène. Mais même quand tu fais du table à table, du close-up, tu peux réduire l'échelle de ce que tu apprends en mise en scène, en jeu d'acteur, en interaction avec le public quand il y en a. Et ça te sert énormément. donc j'ai fait du théâtre quand j'avais sept ans, en fait. j'ai commencé le théâtre et vraiment la magie très très sérieusement avec des bouquins etc. Et ouais, ça me rappelle une anecdote de comment il s'appelle Laurent Berretta, donc grand magicien français sur scène, et qui avait fait un numéro très original à l'époque avec des cartes blanches, un numéro très sculpté en fait dans le corps dans son approche sur scène. Il avait expliqué qu'il avait fait une formation de danse en fait de danse classique et qu'il conseillait à tout le monde de faire de la danse, voire de la danse classique, parce que c'est la version la plus violente physiquement la plus stricte, et que ça apprenait beaucoup à se tenir sur scène. parce que des fois on voit des gens et on se dit ouais, toi c'est ta première fois sur scène, tu n'as pas l'habitude de te tenir, de projeter ta voix, d'articuler, d'être face au public tout le temps, etc. Donc il y a plein de petits outils en théâtre. Et ce qui est intéressant avec le théâtre, c'est que moi j'avais commencé avec des stages, donc c'est pas s'engager pour un an avec des cours trois fois par semaine très intense. Et n'importe qui et n'importe quel âge peut trouver dans une ville de taille moyenne des stages d'une semaine de deux semaines pendant des vacances scolaires ou autre. Et ça énormément l'initiation ça apporte vraimentrer un peu.
Nicola Damien-Deramaix :
Non mais c'est vrai que souvent on entend ça que le théâtre, c'est vraiment un outil qui aide beaucoup les magicien ou tout ça en prestat et tout. Et toi tu as commencé vite à vivre de la magie de ta magie ou
Vincent Hedan :
en période où j'étais étudiant donc quand tu es étudiant, c'est presque un job à part entière. Tu n'es pas vraiment avec des gros besoins financiers, même si aujourd'hui je suis très minimaliste donc ça va. Oui oui Mais oui, j'ai pas la date parce que je crois que j'ai créé Quand j'étais en Australie, j'étais étudiant et c'est la première année où j'étais vraiment 100 % revenu magie. où j'ai fait un an là-bas en tant qu'étudiant, enfin en travail et étudiant là-bas. donc c'était en 2012, je crois, quelque chose comme ça. Parce que je suis revenu en Europe après. Et oui, j'ai jamais. réfléchis. Non j'ai arrêté mes études, j'ai fait de la magie et j'ai eu un petit boulot une fois, j'ai fait les pages jaunes pendant six mois en enfer. donc ça c'était catastrophique et puis après non que de la magie.
Nicola Damien-Deramaix :
Et tu t'es vraiment tout de suite tourné vers le mentalisme ou tu as eu un peu comme tout le monde une période carte pièce?
Vincent Hedan :
Alors pièce jamais parce que je suis beaucoup trop mauvais, j'y ai un peu touché, j'ai lu quelques ouvrages. magie au début, parce que quand tu commences très jeune et donc en plus à mon âge, mais surtout à mon époque entre guillemets, je parle comme un vieux, mais quand tu es né en 1983, tu as sept ans en 1990. Et donc en 1990, il n'y a pas forcément énormément d'exemples autour de toi, de mentalisme en particulier parce qu'il n'y a pas Internet et donc tu n'as que la culture française à la télé. Donc c'est un prisme très limité, même si on avait attention magique en émission de télé. puis en Belgique, je ne sais pas ce qu'il y avait parce que j'avais pas accès à ça à l'époque. Il n'y avait rien. Il n'y avait rien en Belgique à ton époque à toi quand tu n'y étais pas né. Donc ouais, magie, magie, et puis quand tu es dans un petit village où il n'y a pas de boutique de magie, il n'y a pas de bibliothèque avec des bouquins de magie, il n'y a pas de gens qui font de la magie autour de toi, donc ça c'était mon cas, j'étais en province de Charente-Maritime. Tu n'as pas accès à plein de trucs et donc tu fais des tours de cartes que tu vas peut-être voir dans un bouquin parce que le jeu de cartes ça coûte pas cher, tu peux faire plein plein plein de choses avec. Alors qu'acheter une transe le cube quand t'as 10 ans, c'est un peu hors de prix quoi. Donc j'ai commencé très carte, très close-up. Et je sais pas, soit j'ai eu de la chance, soit j'étais bien entouré, soit un mélange des deux, mais j'ai été exposé à des livres et à des personnes qui ont clairement fondu, former ce que je suis aujourd'hui. Et le premier livre de magie qu'on va catégoriser sérieux que j'ai lu dans ma vie, c'est l'art du close-up de Earl Nelson. Je crois qu'en anglais c'est variations. Il existe encore dans les deux éditions, CC magique ou marchand de trucs va l'avoir sur son site quelque part. Je l'avais lu en français parce qu'à l'époque je parlais pas du tout anglais et le bouquin est foudroyant parce que les routine sont de Earl Nelson qui est un worker il faisait ça dans les restaurants et dans les casinos, donc il bossait vraiment. Et les routine sont exceptionnelles. Il y en a encore que je fais aujourd'hui dans une routine qui s'appelle Envol, si vous la trouvez dans le bouquin. Il y a des routine de bagues, il y a quelques routine de pièces et ça te permettait de toucher à pas mal de close-up. Et surtout il y avait une préface qui a changé ma vie. Il faudrait que je retrouve le bouquin pour la relire et la citer précisément, mais dans la préface, il expliquait cette notion que je ne sais plus si c'est lui qui disait ça ou si c'est Vernon ou si c'est un autre de nos légendes, qui disait que les gens apprécient de se faire tromper par un gentleman. Donc si tu trompes les gens, si tu leur montres quelque chose qu'ils ne comprennent pas, ou des fois ils se sont un peu les victimes de la magie que tu leur présentes, des choses comme ça, et que tu te moques d'eux, un réflexe naturel, bien sûr de défense, ça va être de t'attaquer, d'essayer d'attaquer ton effet, ta personnalité, ton cadre, et ça peut rentrer dans des situations très difficiles, surtout que moi j'avais 12-13 ans quand j'ai lu ça donc en terme de bagarre, même maintenant je suis pas très au point. Et c'était l'idée de on peut faire de la magie sans que ce soit aux dépens des gens en face. On peut faire de la magie en les faisant participer, en les faisant profiter de cette expérience-là. Et ça paraît moins original maintenant parce qu'en fait, on voit beaucoup beaucoup de performeurs être dans cette approche-là. Mais à l'époque, il y avait encore des bouquins qui répertoriaient des listes de blagues du genre montrez votre carte à vos amis si vous en avez. Et bon bah ça, c'est coup de boule direct quand t'es pas la mauvaise personne en fait. Le temps évolue aussi. l'époque évolue, donc il y a des choses qui passent plus ou moins bien. Donc je pense que ça a vachement formaté en fait ma façon de faire de la magie qui est plus dans le venez avec moi, on va faire quelque chose de sympa ensemble plutôt que regarder à quel point je suis génial et vous êtes des merdes parce que vous avez pas le secret. C'est vraiment pas l'approche que j'ai.
Nicola Damien-Deramaix :
Juste là, je regarde parce qu'il y a juste pour répondre à David Éthan, où il demande où est-ce que tu vis actuellement comme tu bouges beaucoup donc attends, c'était ça la question. Oui c'était pour ça savoir où tu étais actuellement en ce moment. C'est donc tu es aux Philippines, c'est ça?
Vincent Hedan :
Aux Philippines à Manille. Manille, c'est la capitale des Philippines. Et mon frère et ma sœur sont venus me rendre visite, il y a deux ans. Ma mère est venue cet été. Et c'est vrai que les Philippines, je n'avais aucune idée de ce pays avant, je n'en avais jamais entendu parler à part pour certains aspects politiques du fait que je vis dans ce pays maintenant, je n'ai pas le droit d'évoquer. Mais il y avait aucune grosse news. On entend parler de la Colombie, on entend parler du Japon, on entend parler de la Bulgarie, de plein plein de pays. Mais les Philippines ne sont jamais aux infos en fait. Et quand j'ai commencé quand j'ai quitté la France en août 2022, j'avais juste deux sacs à dos. Je savais que j'allais en Thaïlande parce que j'avais déjà visité, j'avais beaucoup aimé. Donc j'y suis retourné. Ensuite, j'ai fait le Vietnam, j'ai fait à nouveau le Japon. J'avais déjà fait des études en Corée du Sud pour apprendre le coréen, donc j'avais visité déjà. J'ai fait la Malaisie, l'Indonésie. Et après avoir fait un petit peu ce catalogue de un mois par pays, parce que je voulais pas être touriste, en fait, je voulais vraiment trouver un lieu agréable à vivre. Donc l'idée c'était pas de faire deux semaines sur la plage avec des cocktails, mais de vraiment passer un mois et de voir si je pouvais bosser, de voir si je pouvais trouver les gens pour échanger avec la magie. La réponse c'est oui, il y a des magicien partout en Asie c'est.
Nicola Damien-Deramaix :
Justement à travers un espèce de tour du monde que tu as fait où tu as beaucoup bougé et tout ça. Tu as quel regard justement sur la magie sur les différents pays, tu trouves qu'il y a une vraie différence de mentaliste, un regard vraiment par rapport aux Européens. C'est vraiment différent Totalement parce que j'avais déjà eu
Vincent Hedan :
l'occasion de faire pas mal l'Europe parce que quand tu es en France, tu peux un peu voyager facilement. J'avais fait des tournées de conférences et quelques spectacles en Allemagne, en Angleterre, en Espagne, en Italie. Belgique aussi beaucoup. Bon la Belgique, c'est plus facile parce qu'il n'y a pas la barrière de la langue, donc on se retrouve facilement. J'avais fait le Canada, les États-Unis aussi beaucoup, mais quand je suis allé en Asie, il y a vraiment un gros décrochage culturel parce qu'en fait tu n'as plus aucun repère. Quand tu es en Thaïlande, par exemple, il n'y a plus la religion catholique. Il n'y a pas la même météo, il n'y a pas la même monnaie. Tout est absolument différent. Le Vietnam, il y a du catholicisme, donc tu t'y retrouves quand même un peu. Les Philippines sont un gros pays catholique. Quand tu es en Indonésie, c'est full islam partout tout le temps, donc c'est très différent aussi. La Malaisie, c'est moitié chinois, moitié islam. Donc il y a vraiment le Japon, bien sûr très différent, la Corée est très différent. Il y a des gros gros décrochages culturels, financiers, religieux et donc sur la magie. Je me suis rendu compte que le Japon, par exemple, qui peut nous sembler comme un pays totalement à part, a pas forcément une approche très différente de la magie que nous. Ils ont des bars un peu comme le double fond, ils comprennent le concept d'être spectateur d'un tour de magie et de participer aussi de temps en temps, ce qui n'est pas si évident que ce qu'on pouvait croire. Et tu arrives en Thaïlande, et par exemple en Thaïlande, tu oublies deux choses, tu pourras plus jamais acheter de jeu de cartes facilement parce que la triche, les jeux d'argent sont interdits, c'est absolument illégal en Thaïlande. Et donc tu peux pas trouver de jeu de cartes quand tu vas à Toys“R”Us ou dans une librairie, ils vendent du tarot. ça il y a et on va peut-être en parler tout à l'heure. Mais jeu de cartes Bicycle introuvable ou hors de prix livré par Internet et d'accord. Mais ça c'est parce que c'est lié à la législation sur les jeux. C'est des cartes, c'est de la triche, c'est des jeux d'argent, donc c'est interdit. Alors après tu peux faire de la magie quand même si tu expliques bien ce qui se passe et que c'est dans un cadre contrôle. Autre limitation en Thaïlande, comme sur la monnaie, les pièces ou les billets, il y a l'image du roi qui est un personnage sacré en Thaïlande, tu ne ne peux rien faire avec. Tu s'agit de passer une cigarette. Tu peux pas déchirer un billet, tu peux pas passer la cigarette à travers la pièce. C'est un crime de lèse-majesté. Et en Thaïlande, la loi s'applique et donc tu vas en prison et tu ne sors jamais en fait donc c'est l'horreur. Et aux Philippines, c'est pas tant la loi qui t'empêche de faire de la magie. D'ailleurs, il n'y a pas de restriction du tout, il y a une énorme communauté magique aux Philippines parce qu'ils parlent tous anglais, donc ils sont très exposés à la culture américaine, à tous les produits qui sortent, les bouquins, etc. Par contre, ce qui m'a pas choqué, mais ce qui m'a marqué, c'est qu'on a l'impression qu'ils sont sur la même chronologie que nous, mais pas au même point de cette chronologie-là. Parce que quand tu regardes ce qui se fait énormément en magie aux Philippines, c'est plus de la magie pour enfants. Il n'y a rien de mal d'ailleurs à la magie pour enfants du tout. Oui D'ailleurs, une discipline extrêmement difficile parce que la psychologie infantile, c'est très très particulier. Mais c'est beaucoup d'apparitions d'ombrelles, de foulards, de choses comme ça. Et ça c'est des choses que moi je voyais à la télé à attention magie ou dans des spectacles dans les années 90 en France. Donc c'est pas qu'ils sont en retard, c'est juste ils sont pas sur le même point de la chronologie. Et on voit maintenant, il y a des clients ici qui disent ah non non non, surtout pas de la magie, on préfère le mentalisme. Donc on commence à y avoir un éveil à d'autres formes, d'autres goûts de magie. Entre autres parce qu'il y a des mecs ici qui font très bien le boulot et qui sont très très doués. Un de mes meilleurs amis, Justin Pinon, alors pas pignon comme les films François Pignon, mais Pinon, P-I-N-O-N. Trouvez-le sur Internet et c'est un extraordinaire performeur aux Philippines, il a fait radio télé, il est passé partout, c'est le plus gros en fait dans le pays. D'accord. Et il fait que du mentalisme et il a aucun problème à gagner sa vie et à faire comprendre ce qu'il fait aux gens en face. Mais donc ça c'est la première barrière, c'est peut-être un côté encore les foulards et les ombrelles des années 90. Très coloré, moi c'est pas du tout mon style malheureusement. Et puis l'autre problème qu'il y a, mais je ne sais pas si c'est les Philippines parce que je suis parti tellement longtemps de France, peut-être c'est le monde entier, mais moi je l'observe aux Philippines et vous allez me dire c'est la même chose en Belgique et en France et dans l'Occident. C'est une absence totale de temps d'attention. Et ça c'est catastrophique. Les gens ne lisent plus, les gens ne regardent plus des films longs. Les gens sont sur TikTok toute la journée. Il faut que ce soit court et direct et puis voilà. Accroche instantané. Il faut même pas que ça dure longtemps si tu accroches rapidement, il faut que ce soit extrêmement visuel. Donc à l'inverse de tout ce que je fais, c'est très compliqué pour moi, mais bon on s'adapte et il y a parce qu'ils sont très sur TikTok, les gens sont bloqués sur leur téléphone, même quand ils marchent dans la rue dans les transports, c'est vraiment des zombies partout. Ça apparemment c'est mondial. L'autre problème, c'est qu'ils sont pas forcément habitués à interagir de la façon dont on a envie de les faire interagir dans un effet de magie. Ils vont pas forcément comprendre. Ah là, il faut que j'écoute vraiment les instructions qu'on me donne, que je suive couper le paquet, choisir une page dans un bouquin, se rappeler d'un truc plus de 10 minutes parce qu'à la fin ça va être important. Il y a un vrai boulot de Ça ne veut pas dire éducation, mais il habitué à ce genre de protocole et puis il y a une gestion à avoir et encore plus avoir beaucoup plus géré ton spectateur qu'avant l'impression par rapport à ça. Justin m'a appris une règle qu'il applique alors qu'il semble extrêmement violente, mais en fait depuis que je l'applique, j'ai plus de problème, c'est les gens sont des enfants. Il faut les traiter comme s'ils avaient entre 5 et 10 ans. Donc pas de concept compliqué, pas de phrases longues, pas d'ellipse, pas de vocabulaire de fou. Donc ouais, il faut s'adapter un petit peu, puis après il y a beaucoup plus de choses qui passent. Et puis après comme c'est un pays très catholique, il faut faire attention peut-être à certains symbolisme, il faut pas faire n'importe quoi. Il n'y a pas aussi la même liberté d'expression, la liberté, j'ess par rapport à l'humour que tu peux avoir aussi dans certains spectacles tout ça. il y a un an, il y a un comique qui a fait une blague sur le catholicisme. Il s'est pris une balle dans la tête à la sortie. quelqu'un qui l'a abattu à la sortie du théâtre. Donc il n'est pas pareil.'est pas. Il y a des petites choses pour faire attention. Et ce qui est aussi compliqué là-dessus, c'est que on pourrait se dire, mais c'est un comique, c'est fou. Il pourrait dire non, mais c'est une blague, je vais vous expliquer le concept de l'humour du second degré peut-être ou de la structure de l'humour etc. et puis les gens comprennent, mais pas toujours, il y a des sujets un peu compliqués. Les sujets politiques, bien sûr sont intouchables. Bon ça c'est le cas partout. Mais il y a un autre truc que j'ai remarqué en Thaïlande au Vietnam un tout petit peu, mais Thaïlande Philippines, c'est très très marqué. C'est que quand on fait du mentalisme, vous le savez, il y a des choses qui semblent plus crédibles que de la magie. Et si je prends deux foulards et que je les change de couleur, il y a très peu de gens dans le monde encore qui vont croire que c'est vraiment ce qui vient de se passer. Il y a encore des endroits où ils vont y croire parce qu'ils n'ont pas été exposés à ce genre de. T'es un sorcier, machin, tout ça. Mais bon, la majorité des gens vont quand même capter que pas forcément que tu lâches dans une boutique et tout ça, mais que au moins c'était pas la réalité. Mais quand tu fais du mentalisme, et ça existe déjà en Europe, mais là je l'ai vu à des niveaux vraiment très profonds en Thaïlande et aux Philippines. Il y a des gens non seulement qui croient que ce que tu viens de faire est vrai. Et quand par sens de l'éthique, tu essaies non pas de leur expliquer comment ça fonctionne ce que tu viens de faire, mais que tu essaies de leur expliquer que c'est faux pour pas que ça dérape. Ils refusent cette explication. Oui oui. Mais c'est comme eux, ça existe parce qu'ils l'ont déjà vu ailleurs avec un sorcier de village ou je sais pas quoi et non, il n'y a pas de problème. ce que tu viens de faire, on connaît, c'est de la sorcellerie. Ça existe.
Nicola Damien-Deramaix :
Et justement, j'allais te poser la question, est-ce que tu vois la différence en terme d'interaction et de réaction peut-être du public? Parce que tu sais, on dit souvent en France et en Belgique c'est à peu près la même chose, mais on a souvent des spectateur qui se mettent en position un peu de défi par rapport aux magicien et qui essayent Je sais pas si tu vois vers quoi je veux aller, mais est-ce que tu trouves que les gens là-bas se laissent plus influencer, enfin pas plus influencer, mais plus laisser porter par le truc ou est-ce que Ouais, c'est quelque chose auquel je fais
Vincent Hedan :
assez attention maintenant parce que j'ai des amis en France qui sont sur le terrain en évènementiel, sur les mariages, même dans des théâtres avec leur spectacle. Et les anecdotes qui me rapportent ne s'appliquent pas aux Philippines et vice versa. Les gens ne se comportent pas pareils. Il faut aussi savoir, peut-être parce que je suis français, je vais dire ça, mais les Français sont le pire public parce qu'ils se comportent de manière très particulière. Il y a vraiment un sens de ah, je vais voir ce que tu as fait, je suis un peuple à moitié latin, à moitié germanique, donc je vais te faire chier sur les deux bords. ça va être très compliqué. Parce qu'on est vraiment au carrefour, donc c'est très très bizarre. Et donc j'ai les gens en Europe qui me ramènent le fait de se faire, comment on dit en français, heckler, de se faire embêter pendant une démonstration. Je vais examiner le truc, je vais vérifier, vas-y, refais-le maintenant que je t'ai donné les conditions impossibles pour le refaire, etc.
Nicola Damien-Deramaix :
Mais c'est ce qu'on disait tout à l'heure justement quand on préparait juste avant sur le live pour on parlait des réseaux sociaux et tu sais justement voilà combien de fois ça arrive où t'es en prestat, tu fais un tour et que la personne elle va chercher tout de suite derrière comment t'as fait parce qu'elle va trouver les vidéos parce que avec en plus maintenant l'intelligence artificielle là-dessus, c'est compliqué.
Vincent Hedan :
C'est très compliqué, on entre un monde intéressant où il va falloir évoluer différemment. Philipp aux Philippines, il n'y a pas ce souci-là de public qui dérange pendant la performance pour la dé Ils sont très américanisés en fait parce que leur histoire c'est d'avoir été colonisés pendant 400 ans par les Espagnols, d'où les noms à consonance espagnole, les rues etc. et la culture. Et puis ensuite les Américains sont venus les libérer, puis ils ont dit bon, on va rester quand même. Donc ils sont restés un peu longtemps derrière et là maintenant ils sont enfin indépendants depuis, je sais pas des dizaines d'années. Et donc ils sont très américanisés, il y a des McDo partout, les marques américaines sont très très présentes ici Et pour le meilleur et pour le pire. Donc le public américain est très agréable en général parce qu'il se laissent totalement aller à leur position de spectateur, à moins que vraiment est allé les chercher pour les embêter. Et les Philippins réagissent de manière très positive, très enthousiaste. C'est super agréable de faire de la magie pour eux ou du mentalisme. Ils refusent pas l'expérience si tu es respectueux, bien sûr de ce qui se passe pour eux. Donc ça se passe très bien, c'est juste pas un public européen, vieille Europe ou un public japonais ou un public coréen, et c'est vraiment leur propre culture
Nicola Damien-Deramaix :
évidemment. Et ça va t'as réussi à t'adapter justement pour par exemple pour mettre ton spectacle, tu t'adaptes ton spectacle au lieu.
Vincent Hedan :
Alors j'ai un double handicap, c'est que comme je suis français, quand je parle anglais, j'ai un bon accent, mais pas un accent parfait d'américain ou voire même d'accent anglais philippin parce qu'ils ont leur propre accent. Et donc double handicap pour moi, puisqu'ils parlent tous anglais, mais c'est quand même pas leur langue unique. Ils ont le tagalog qui est la langue locale, puis après des dialectes par province, par île, etc. Donc déjà l'anglais pour eux est un petit effort pour moi aussi. Donc on est en double filtre, ne serait-ce que sur la communication. Et puis après il y a les choses que je fais et les concepts que j'aborde et les présentation que je veux dans lesquelles je veux les embarquer qui demandent des fois deux lisser un peu les choses, d'aller au plus simple. Maintenant ça va, j'ai eu l'occasion avec Justin justement et un autre ami Mateus, qui lui est portugais philippin et qui a grandi aux États-Unis et en Europe, donc il a une espèce de patrimoine très mélange, très polyvalent. On a fait des spectacles ensemble ici et ça se passe bien parce qu'il y a aussi la question de trouver son public d'une certaine façon. Quand tu fais ta promo avec une certaine image, avec un certain langage, avec une certaine tarification aussi et certains lieux de spectacle, il y a certaines personnes qui viennent, certaines personnes qui viennent pas. Et la magie pour enfants qui se fait ici, c'est plus des budgets extrêmement bas, donc les mecs galèrent à faire de leur revenus avec ça. Et moi je suis plus placé sur une sur des lieux et sur une démographie un peu plus aisée, on va dire dans le public. Ce qui vient avec un certain niveau d'éducation et de maîtrise de l'anglais et donc les gens sont un peu plus à l'aise par rapport à ce que je fais.
Nicola Damien-Deramaix :
Il y avait justement une petite question par rapport à ça qui a répondu, c'est que tu parles principalement anglais parce qu'il y a quelqu'un qui demandait si tu faisais tes spectacles en philippins ou pas du tout.
Vincent Hedan :
C'est compliqué. Le philippin, c'est apparemment c'est pas une langue compliquée. C'est juste qu'il y a des sons dedans entre autres des NG qui sont pénibles pour moi à prononcer. Et je t'avoue qu'après avoir appris l'allemand, l'anglais, le coréen japonais, J'ai mes limites. Et donc le philippin dans une autre vie, je pense. Surtout vraiment l'anglais fonctionne quand même de base pour tout le monde. Une ou deux fois, je balance un petit côté en langue locale, en tagalog, parce que ça les fait rigoler en fait de voir un blanc qui dit leur mot à eux, il y a toujours un petit côté rigolo là-dessus.
Nicola Damien-Deramaix :
C'est fier, ils sont fiers en plus quand tu essayes de c'est clair. Je remonte juste un petit peu au début parce qu'il y avait une question et sinon on va la rater. C'est Simon abbé qui demandait dans ton livre, Il était temps quel est l'effet que tu utilises le plus souvent
Vincent Hedan :
C'est une bonne question ça. Alors attends, je vais ressortir le bouquin pour regarder dedans. Hop c'est marrant, on va pouvoir parler d'un truc au passage que je voulais vous montrer que j'ai jamais montré à personne. Ça dépend des conditions pour répondre à Simon. Simon Belgique, salut que je connais bien. Ça dépend, il y a alors là j'ai le bouquin en anglais, donc je me rappelle plus trop du titre en français, mais je crois que ça s'appelle l'heure humaine qui est le premier effet du bouquin. je vais vous montrer en anglais, mais je l'ai là, je crois. Est-ce que je peux faire ça pour tester ce qu'on disait tout à l'heure partage comme ça, et si je fais ça, il y a Maurice Douda qui te fait un petit coup et qui dit content de t'entendre Vincent. Alors j'ai failli mentionner Maurice tout à l'heure parce qu'il a fait les vidéos sur sa chaîne YouTube où il fait des vidéos depuis des années régulières, c'est un effort de fou, où il a fait un ou deux effets de Earl Nelson, je crois qu'il y a Envol dedans. Maurice confirmera ça dans le chat ou pas. Est-ce que vous voyez mon écran partagé la couverture du bouquin C'est bouquin mentionné Simon. Dans ce bouquin, je l'ai sorti en mai, je crois. Et c'est un livre qui utilise uniquement une montre connectée liée à une télécommande. Donc ça fonctionne pour la montre Pitata qui est celle que je porte tous les jours, mais il y a aussi la montre SB d’Electricks, il y a aussi la montre de IARVEL, qui dispose d'une télécommande. Après il y a des vieilles montres aussi. Miranda avait une montre avec une télécommande, mais elle est très difficile à trouver. La Turner avait une télécommande, mais elle est quasiment impossible à trouver maintenant ce qu'elle est depuis des années. c'est celle de Pitata qui te convient le mieux. Alors je vais vous dire pourquoi en fait c'est la seule qui a une fonction que toutes les autres n'ont pas et qui pour moi est fondamentale. Il y en a même deux, mais elles sont liées. En fait c'est une et demie. Mais par contre je vous rassure, le bouquin se fait avec n'importe quelle montre connectée à une télécommande. La télécommande, dans mon cas, j'utilise la télécommande de Illuminati qui s'appelle la Thumper V2. qui se trouve sur leur site, mais Pitata fournit une télécommande pour leur montre. La télécommande est dégueulasse, donc je vous invite à la jeter à la poubelle immédiatement parce qu'elle est inutilisable. C'est pour ça, je veux pas donner l'impression que je fais la promo de Pitata. Ils font des choses qui sont géniales et puis ils font des choses qui sont poubelles directes. J'ai aucun sponsor, je m'en fous, je vous dis la vérité. Et donc dans le bouquin il y a cinq ou six routine avec juste la montre. Et donc pour répondre à Simon, il y a un effet que j'aime beaucoup et que je fais systématiquement quand je suis en close-up en table à table ou en cocktail. C'est un effet qui est en fait l'équivalent du jeu invisible, mais sans carte. Ce qui a un intérêt parce que j'adore la version du jeu invisible, on pourra en parler d'ailleurs tout à l'heure, j'ai une version avec un jeu normal, donc ça permet de pas avoir un jeu truqué en plus dans la poche et de gagner de la place. Mais la version avec la montre permet donc de faire le même effet pour les gens, c'est la même procédure, c'est le même impact émotionnel à la fin. Sauf que comme on n'utilise pas de carte, c'est un tour de carte en moins dans le répertoire et on peut le reporter ce crédit de carte à jouer sur un autre effet plus tard dans une autre démonstration. Et donc cet effet-là, donc vous prenez votre montre, il y a plusieurs versions dans le bouquin, mais je vais vous faire la plus simple, je vais vous parler la plus simple, on prend la montre et on explique aux gens qu'on peut.
Nicola Damien-Deramaix :
Oui vas-y, dis-moi. Est-ce que je peux juste peut-être te demander si ça te dérange pas de retirerpasser en plein écran parce que sinon on te voit vraiment tout petit. Là
Vincent Hedan :
c'est mieux, on voit plus gros et je vais faire ça là, ça devrait être bon. Ok. Donc on a la montre ici et on demande aux gens en fait de bouger les aiguilles sur la montre. Alors ça va être compliqué de vous la montrer parce qu'il faut que je regarde ce que je fais en même temps, mais en gros on peut faire, je sais pas si on voit avec le reflet de ma lumière, c'est très compliqué, puis je suis en miroir bien sûr. Je suis stupide ou quoi? Je sais pas si on voit les aiguilles autour. Donc on peut bouger les aiguilles en fait avec le petit bitonio, la couronne qui est sur le côté.
Nicola Damien-Deramaix :
Genre tu mélanger tu mélanger des aiguilles et tout ça. Mais ils le font face caché.
Vincent Hedan :
Ils le font face caché et ensuite Il y en a un qui l'arrête et on demande aux gens de passer la montre de main en main. Donc les gens font des plateaux comme ça. Donc tu donnes la montre à ton voisin qui la donne à son voisin, qui la donne à son voisin, ça tourne comme ça autour du petit cercle de 4-5 personnes que tu as autour de toi. Et le jeu, c'est n'importe qui à n'importe quel moment peut décider qui va garder la montre pour lui sans le dire à personne. Donc c'est vraiment une décision absolument libre et absolument individuelle pour tout le monde. Et en même temps que ça tourne autour du groupe. Tout le monde a le droit de penser à n'importe quelle heure qui lui plaît à lui. Son heure de naissance, son heure de n'importe quoi. Et donc il y a quelqu'un qui s'arrête, qui dit « moi je vais garder la montre, c'est mon choix. On lui demande l'heure qu'il avait choisie pour bien montrer que tout le monde est différent, on demande à ses deux voisins à gauche et à droite de dire tu pensais à quoi donc le gars il dit 8h15 et l'autre il dit 10h10 et le mec lui il voulait 9h30 et quand il regarde la montre, il y a bien 9h30. 9h30 d'accord. Et c'est la même structure que le jeu invisible si on y réfléchit parce que le jeu invisible, j'utilise une version qui s'appelle le Circle of Energy, le cercle d'énergie qui est de Nicholas Belleas. C'était dans le bouquin de Neal Scryer and Friends, qui est un bouquin super épais où il y a plein plein plein de routine et dedans il y a cette pépite là et il le fait avec un jeu de cartes dans une enveloppe, le jeu circule autour des gens et tout le monde pense à une carte. Quelqu'un décide de garder le jeu et il dit, je pensais au huit de cœur, on ouvre le jeu et il y a une seule carte à l'envers dans le jeu, c'est le huit de cœur. donc c'est le jeu invisible. Mais au lieu de dire il y a un jeu invisible qui est très magique comme présentation, lui, sa présentation est très mentalisme. Et là c'est la même chose, il y a un objet qui circule, on s'arrête quand on veut, quelqu'un dit quelque chose, l'objet manifeste cette chose-là, même structure, mais avec une montre. Donc ça c'est sur le close-up pour répondre à Simon, c'est cet effet-là que je vais faire tout le temps. Après si c'est sur scène, je vais l'évoquer, mais on va pas rentrer dans les détails parce que sinon c'est trop compliqué. Mais il y a une routine sur une histoire de Noël que je faisais dans mon spectacle qui était au milieu de mon spectacle quand je faisais le théâtre à Paris, dans la même salle que Julien Losa, d'ailleurs, qui s'appelait la comédie Saint-Michel, où il faisait son spectacle avant. Et je faisais une histoire de Noël en fait qui à la fin manifestait une heure particulière choisie par le public qui était l'heure qui était sur la montre que je leur avais donné au tout début du spectacle. Donc c'est mes deux routine
Nicola Damien-Deramaix :
préférées dans le bouquin. Tant qu'on est si ça te dérange pas pas dans il était temps, je te partage les autres questions qu'il y a eu. Donc celle qu'on a répondu. Simon demande via quelle application est-ce que tu parles passes pour utiliser la télécommande Illuminati et faire fonctionner la montre Pitata?
Vincent Hedan :
Alors il n'y a pas d'application, il y a une routine dans le livre qui demande de préprogrammer la télécommande en lui faisant mémoriser trois heures différentes qu'on va ensuite envoyer vers la montre, mais c'est une routine facultative parce qu'il y a des bonus dans le bouquin pour des configurations un peu plus spécifiques. Mais en fait, comme moi j'utilise la montre et la télécommande, je n'ai que ça sur moi. Je peux être tout nu dans l'espace avec juste la montre et la télécommande et ça suffit largement parce qu'elle se parle directement. Par contre, c'est vrai, là, j'avoue, je vais pas faire le support technique de Illuminati, mais il y a sur le site Illuminati des vidéos tutorielles qui permettent de montrer comment avoir la montre. Voilà comment appairer cette montre-là avec leur télécommande. Et une fois que c'est fait, elle s'en rappelle. Donc à chaque fois que tu réveilles la montre ou la télécommande, ça fonctionne. Et il y a quelques secondes, j'évoqué le fait que la pitata était la meilleure Je voulais juste vous expliquer pourquoi. En fait, elle a une fonction hyper intéressante. Donc elle a une vraie couronne, alors que la IARVEL, si je me rappelle bien, c'est juste un bouton qui tourne dans le vide. Donc c'est pas grave s'il n'y a pas de routine où le spectateur touche la couronne. Ça, c'est pas du tout un souci. Il se trouve que moi des fois il faut quand même qu'il mélange les aiguilles. Et donc la pitata, on peut tirer la couronne. On peut la tourner et elle clique comme une couronne normale. Et en plus de ça, c'est la seule qui fait bouger vraiment les aiguilles. Parce que la SB tourne, mais elle tourne dans le vide. On ne peut pas s'en servir. On peut faire face en bas, on peut dire aux gens mélangées, mais bon il ne se passe rien. Alors que la pitata, on peut vraiment le faire face visible devant les gens. Et l'autre fonction qui est hyper intéressante, est-ce que je peux vous montrer ça Alors je vais essayer de le faire de mon côté avant et voir si ça fonctionne. pas vous faire une démo ratée pourrie.
Nicola Damien-Deramaix :
Par contre, n'as pas de soucis de pile de batterie avec ta montre. Pas plus que la normale. Non parce que par exemple il y a eu pas mal de retours négatifs sur la montre IARVEL justement par rapport à ce qu'elle bouffait des piles quoi en fait. Alors après cette réponse-là, elle est très géographique
Vincent Hedan :
parce que moi aux Philippines, la pile dont j'ai besoin pour cette montre-là, elle coûte un euro. J'en achète cinq et ça me fait l'année. Et donc à cinq euros, je me pose pas la question de la d'accord. Et par contre elle est pas rechargeable par induction ou par batterie USB ou ce genre de choses. Donc il y a effectivement une batterie. Il faut juste vérifier quand on monte sur scène qu'elle n'est pas morte et ensuite on est bon. Je vérifie que c'est bon, ça a l'air d'être bon. Donc ce que je vais vous faire, c'est un partage d'écran de l'application que j'utilise qui est l'application Pitata classique. Parce que je ne sais pas si les gens sont au courant de ça, mais c'est ultra puissant comme fonction. Est-ce qu'on voit l'écran pitata à côté de moi? Donc peut-être que vous voyez aussi même temps, j'ai la montre sur moi, je vais la régler sur une autre heure, donc je pousse la couronne, je suis spectateur, je le tourne, je tourne, je tourne. Et maintenant regardez à l'écran ce qui va se passer sur les deux heures qui sont affichées sur l'application elle-même. Elle vient de sauter à 5,46 en bleu la l'heure qui est au milieu en bas 546. et c'est l'heure que j'ai sur ma montre. D'accord. Et c'est une des fonctions que je voulais qu'elle est la seule à faire pour l'instant, on veut bien que quelqu'un fasse une autre montre qui fasse la même chose. C'est que si quelqu'un choisit une heure, par exemple, elle pense à l'heure de la naissance de son fils, elle la règle sur la montre. et on peut deviner ça avec soit un coup d'œil sur le téléphone, soit un coup d'œil sur un petit écran embarqué quelque part qui va afficher l'information. Et donc c'est pas juste envoyer quelque chose à la montre, c'est aussi la montre qui envoie quelque chose à vous et qu'on peut ensuite interpréter, deviner et faire quelque chose avec. Donc ça c'est très très intéressant pour cette montre-là. Et malheureusement, c'est la seule, je pense qui fasse ça. Sauf si dans le chat il y
Nicola Damien-Deramaix :
a des références parce que ça m'intéresse toujours s'il y a d'autres modèles. Je ne sais pas si tu verras, c'est juste un petit un petit détail technique, mais je crois que c'est Pitata qui est la seule aussi où les aiguilles vont plus rapide.
Vincent Hedan :
Oui, parce que les aiguilles ne sont pas bloquées par le moteur et donc elles font pas des tours logiques. Elles vont au chemin le plus court tout de suite. Et sur l'application ou si les gens écrivent ou avec la télécommande, si j'appuie sur 10h10 et qu'il est 9h30, donc un truc totalement opposé, elles vont sauter quasiment instantanément au bon endroit et donc on n'a pas à attendre des heures que ça tourne jusqu'à la bonne heure. Alors d'ailleurs, je mentionnais à l'instant le fait de donner la montre à quelqu'un et ça je le fais aussi sur scène, leur faire choisir une heure et de regarder. Le problème c'est que l'affichage se fait principalement sur le téléphone téléphone. Et je refuse absolument toute technologie visible, j'en ai déjà parlé, on peut en reparler si vous voulez, mais j'en ai fait un article de blog dont j'enverrai les gens là-bas. Et donc comment on fait pour regarder l'écran d'un téléphone sur scène sans avoir un téléphone dans la main? Donc j'ai trouvé une solution, je ne suis pas le seul à l'avoir trouvé, mais je l'ai montré à des amis ici, ils ont trouvé ça sympa, donc je vais le partager avec vous. Je n'ai jamais montré à personne. donc je vais essayer de faire ça correctement sur son rigolo. Hop, hop, hop. vous êtes sur scène, c'est une solution pour les gens qui sont sur scène. Donc il y a un reflet parce que j'ai une surface brillante sur le dessus, mais imaginez que c'est une petite table, c'est le plateau d'une petite table. Donc on ne voit rien, sauf si On passe comme ça. Et donc c'est une table qui cache en fait un écran et j'ai aussi, je vais vous le montrer en vidéo, ce sera peut-être plus pratique. Je vais vous faire un partage de ça, on pourra en parler pendant l'animation. Est-ce qu'on voit ça à l'écran la table. Ok, donc cette table-là, elle a l'air ultra fine, c'est un pied de micro. Et le plateau, c'est un comment on appellerait ça un plateau de rétroprojecteur. Quand vous faites une conférence ou quelque chose comme ça, donc ça s'achète sur Amazon ou sur eBay, ça coûte 15 euros. Il y a un trou en haut en bas avec un petit.
Nicola Damien-Deramaix :
Le français m'échappe. screw pour visser quoi c'est ça que tu parles.
Vincent Hedan :
Voilà, merci, il a pas de vice comme le même qu'il y a sur le truc du micro, donc on a l'impression que c'est fait pour, mais j'ai jamais vu ça avant donc je suis content. Et donc cette table-là, elle cache de l'électronique, un écran, elle cache aussi, vous allez voir tout à l'heure le défilé de mon spectacle. donc ça prend pas de place, c'est ultra léger et on va la faire défiler et on va voir apparaître l'écran du téléphone. Ah oui,
Nicola Damien-Deramaix :
c'est génial. Donc les gens qui sont sur scène, ils voient ça, donc un truc
Vincent Hedan :
extrêmement minimaliste, dépouillé, fin, impossible d'imaginer qu'il y a quoi que ce soit de sorcellerie à l'intérieur. Mais en fait vous qui vous positionnez à côté de votre table pour regarder ou prendre un stylo ou quelque chose, vous avez l'écran du téléphone avec l'application Pitata si vous voulez ou n'importe quoi d'autre, si vous avez un un pad électronique, ça vous permet de dupliquer l'écriture et de le lire. Donc vous dites, je veux absolument pas voir et vous tourz la tête vers la table et bien sûr pour vous, c'est fou.
Nicola Damien-Deramaix :
Tu peux même mettre des antisèches ou quoi sur des book tests sur des trucs.
Vincent Hedan :
Exactement. Alors tu parles d'antisèches. si tu regardes le papier jaune qui est au-dessus, alors c'est une vidéo, on ne voit pas très bien. En fait, c'est un post-it. Et sur ce post-it, j'ai écrit la liste des effets de mon spectacle dans l'ordre. D'accord. Parce que je suis complètement stupide, j'arrive pas à me rappeler des tours que je suis censé faire dans le bon ordre. Et donc on a ce qu'on appelle la setlist en anglais, le répertoire, j'imagine en français et c'est juste sur le côté. Et donc à nouveau pour les gens, table ultra dépouillée avec à peine un stylo et la boulette que je vais jeter pour choisir quelqu'un dans la salle plus tard. Et en fait vous vous avez une table de contrôle absolue parce qu'en plus là j'ai fait que un seul trou pour mettre un téléphone Mais si je voulais avoir un iPad, je fais un plus gros trou. Si je voulais avoir deux téléphones, je fais deux trous, il y en a un qui contrôle la lumière et la musique et l'autre qui contrôle la magie. donc je fais un peu ce que je veux. Et pour revenir en plein écran et vous montrer comment ça se fabrique parce que j'aime bien les solutions qui coûtent pas cher, comment ça fonctionne.
Nicola Damien-Deramaix :
C'est justement la question comment est-ce qu'on peut se procurer.
Vincent Hedan :
Donc la finesse, c'est plus fin qu'un jeu de cartes si on voit côté à côté. Donc c'est impossible de soupçonner quoi que ce soit. Et à l'intérieur, ce qui se passe, c'est qu'on a avec mon système où est-ce qu'il est mon téléphone il est là. Voilà donc c'est ça qu'on voit quand on est en full écran. Et en fait, le système c'est d'avoir un téléphone Et ce que j'ai utilisé, donc ça c'est le plateau qui en fait, comme c'est un plateau de rétroprojecteur, faut pas qu'il glisse et qu'il tombe, il y a une espèce de rebord de gouttière tout autour dont on va se servir pour cacher du carton mousse. Donc moi j'ai mis double épaisseur parce que j'arrivais pas à trouver les 6 mm, donc c'est 2 × 3. Donc ça ça coûte rien. ça s'achète dans n'importe quelle papeterie. Vous découpez au cutter la forme du téléphone dedans et vous le posez. Le problème c'est que vous avez un trou qui s'affiche et c'est là où j'ai trouvé un truc dont je suis super content. C'est quand j'utilise un comment on appellerait ça en français c'est un privacy screen en anglais, c'est un écran de vie privée, peut-être on dirait de protection. C'est ce qu'on met normalement sur le téléphone pour que les gens qui sont à côté de nous ne voient pas ce que vous avez. Le problème c'est que ça se vend majoritairement taille téléphone et nous nos tables elles sont un peu plus grandes. La table qui est dans la vidéo, elle est deux fois plus grande que ce plateau-là. Et comme il y a des grands écrans maintenant en bureau et que les gens veulent se protéger de ce qu'ils regardent parce qu'ils sont censés travailler, mais ils sont sur d'autres sites illégaux, on peut mettre ces écrans de protection dessus, donc il y a des 27 pouces ou quoi que ce soit. Donc vous achetez ça, ça coûte rien, c'estareil, Amazon ou quoi. Et vous le collez, donc là moi j'ai mis du scotch tout bête, vous le collez sur le carton mousse et donc là on voit rien
Nicola Damien-Deramaix :
Et là on voit à travers. c'est génial. Et si vous voulez vraiment vous protéger,
Vincent Hedan :
parce qu'il y a une orientation, donc ça protège comme ça et comme ça. Si vous voulez protéger les quatre angles, mon pote Justin justement l'a mis, il en a mis deux couches, une orientée comme ça, une orientée comme ça. Et là il n'y a plus rien qui passe à part la verticale et à part vous, il n'y a plus personne qui voit rien dessus. Mais je sens que ça va plaire à quelqu'un et qu'il y a quelqu'un qui va fabriquer rapidement. Coucou David. Et ça coûte rien. Ça coûte rien du tout. Et en plus avec le matériel le carton mousse, là j'en ai encore l'écran de vie privée, il y en a encore vraiment c'est assez facile à faire. C'est une super idée Et même si vous avez pas d'électronique, vous pouvez avoir justement, tu le mentionnais des antisèches., c'est clair. Si vous avez un anagramme progressif avec un arbre de logique, c'est trop dur à mémoriser, vous le mettez dessus, vous faites semblant de regarder ailleurs et boum, vous l'avez. Et pour la petite histoire, je le mets aussi, j'ai découvert cette idée-là parce que j'ai cherché une solution pour cacher mon écran, un écran qui s'appelle Notifier, qui est une espèce de PeekSmith pour ceux qui connaissent aussi, mais qui est fait par Illuminati. C'est un petit écran qui fait la taille d'un petit briquet Bic ou d'un capuchon de Sharpie, si vous voulez. Et ça peut s'empalmer pour regarder les infos, mais bon moi je suis mauvais donc je le fais pas. Ce que je faisais à l'époque, c'est que je le mettais dans ma poche. Donc j'ai une espèce de pochoir dans ma poche toujours. J'en ai un pour chaque taille de costume de vêtements et de blousons. Et derrière j'ai collé deux aimants. Je sais pas si on les voit bien ici. deux petits aimants de frigo, tout bêtes. Et l'écran a également les deux aimants qui vont avec. Et donc ça va se coller. Toc d'accord. mettre sur mon visage le moins mieux. Donc ça se colle comme ça et maintenant dans ma veste ou dans ma chemise ou dans mon blouson ou quoi que ce soit. J'ai un peek qui est invisible puisque il est au bord il est pas au bord vraiment, il est à une phalange de profondeur dans la poche pour suffisamment suffisamment suffisamment pour ça permet de le voir. Le problème c'est qu'il faut faire comme ça pour le regarder, donc j'ai trouvé une autre astuce, c'est que si quelqu'un jette un dé par exemple dé à jouer connecté ou fait un dessin sur un papier ou fait le truc de la montre, je vais leur dire que je veux pas regarder donc regarder le geste il est super simple, c'est très très technique, vous allez voir. Je veux pas voir ce que tu fais. Je reviens d'ailleurs et en me décrochant la nuque dans ce sens-là, j'ai direct sur l'écran et là tu peux y aller. instantanément ce qui se passe. Et donc c'est en trouvant cette idée-là que je me suis dit, la luminosité est trop forte, elle se règle, mais même au minimum, elle est trop forte. Et puis surtout, ça c'est ce que je vois, donc j'ai une vision verticale dessus, un angle droit parfait, mais si je le tourne. Il disparaît pas à cause de mon éclairage maintenant, mais parce qu'il y a aussi un écran de vie privée que j'ai rajouté dessus. D'accord. Et donc quand il est dans ma poche en verticale pure, je vois exactement ce qui se passe, mais même si toi tu viens à 30° pour toi, l'écran est noir. Donc tu vois absolument rien. Et je me suis dit, mais en fait c'est stupide, c'est un tout petit écran, on va mettre ça sur toute la table et on sera très bien et on aura la protection totale.tu aussi petite astuce aimant poche et ça tient très bien. C'était en même temps, ça rejoint la
Nicola Damien-Deramaix :
question d'Arthur. Est-ce que l'écran de vie privée est-ce que ça n'est pas compliqué pour le tactile de ton
Vincent Hedan :
téléphone par exemple? Et c'est ça qui est beau, c'est que comme c'est conçu pour les téléphones, ça reste touch sensitive, on peut toujours le toucher. Et donc sur ta table, pendant que tu bouges un stylo, que tu prends un verre d'eau ou quoi que ce soit, tu peux du bout du doigt, changer de menu, faire un réglage, bouger la luminosité, tout ce que tu veux. Ça reste parfaitement réactif au doigt.
Nicola Damien-Deramaix :
Et peut-être question bête, mais tu as une protection d'écran sur ton iPhone ou
Vincent Hedan :
pas? Jamais, je suis un fou, ça fait 15 ans que j'ai les ihones, j'ai jamais rien cassé. j'ai pas de code, j'ai pas de protection.
Nicola Damien-Deramaix :
j'ai j'aiction oui. Je me disais aussi justement, enfin c'est à tester, c'est comme tout, mais peut-être que si tu as un écran, est-ce que ça marcherait aussi bien même si tu as un écran, tu sais sur
Vincent Hedan :
écran de protection. Ah presque une double coupe, tu voudrais dire une protection plus l'écran de vie privé. C'est une bonne question. C'est à tester à tester dans le chat.
Nicola Damien-Deramaix :
Là je remonte dans les questions juste parce que pour est-ce que tout le monde qui a posé des questions, il y a Mathieu Améi qui demande quels sont les meilleurs artistes que tu as vus en mentalisme, magie, des cartes en pièces et sur scène
Vincent Hedan :
Dans ma vie ou juste aux Philippines? Je pense que c'est de manière générale. De manière générale, ou ceux qui t'ont le plus inspiré peut-être dans Bah je mentionnais Attention magie au tout début et il y a eu énormément, on a eu eu une chance de fou. ceux qui ont vu cette émission-là, cette série d'émission, parce que les invités étaient extrêmement prestigieux à l'époque, on ne savait pas tous ce qu'ils allaient devenir, ce qu'il y a eu des futurs champions dedans. Et à l'époque, je me rappelle, j'étais tout petit, j'avais des cassettes VHS enregistrées de ces émissions-là et il y avait un monsieur qui est passé une fois c'est sûr, et puis il est repassé au plus grand cabaret du monde après. C'est René Lavand, qui est un argentin qui est décédé il y a quelques années malheureusement, j'ai pas eu l'occasion de le voir en vrai. Et il était à côté de Buenos Aires dans une ville qui s'appelle Tandill. Il y a eu trois livres écrits cour ou avec lui par Richard Kaufman, malheureusement jamais en français. Et pour ceux qui se rappellent, donc il était manchot, parce qu'il a perdu son bras, le bras, je veux pas dire de bêtises, le bras gauche, il me semble, parce qu'il est à la main droite tout le temps. Attends, non, je dis des bêtises. Il avait le bras gauche et il avait le bras droit, c'est ça. Il a perdu le bras droit dans un accident de voiture à Buenos Aires, il s'est fait écraser l'avant-bras en fait à l'âge de huit ans par une voiture sur un trottoir. Donc on est en 1800 ou on est en 19100, quelque chose comme ça. Donc on va dire que à Buenos Aires la chirurgie en 1920, c'est pas évident. Donc ils lui ont dit, tu perds tout, tu perds juste le bras. Donc il a juste perdu le bras. Et bon bah catastrophique à cet âge-là et à cette époque-là d'avoir ce genre de situation, mais il est devenu un magicien exceptionnel avec ça. Et ce qui est fou aussi dans son personnage, c'est que il a toujours refusé de montrer son bras incomplet. Parce qu'il y a d'autres magicien comme Richard Turner, par exemple, qui est aveugle, où j'ai oublié son nom, Mehdi, dit quelque chose chose qui a des mains qui ont eu une déformation à la naissance et qui arrive quand même à faire des empalmage, des faros, des choses assez folles de manipulation de cartes qui utilisent entre guillemets ou qui font de leur handicap, pas le centre, mais une partie intégrante de leur présentation. Et René Lavand, qui est assez impressionnant, c'est qu'il le dit à la fin. Il a un compte qu'il raconte à la fin de son spectacle où on comprend qu'il parle d'un mec qui a perdu son bras, il y a très longtemps et qui est devenu un artiste etc. Et plus l'histoire progresse, plus on comprend qu'il parle de lui-même et l'histoire se finit sur en fait c'est moi et merci de m'avoir donné l'occasion de vous parler de cette histoire, blablabla et c'est le final du spectacle. Mais il a expliqué que Il avait refusé de montrer son bras toujours parce qu'il voulait pas que ça détourne les gens de ce qu'on voulait leur présenter à côté. Ce qui est un choix extrêmement intéressant. Donc il a une conscience de soi très forte. Parce que dans la vie, il n'a jamais été professionnel. Il a bossé à la banque toute sa vie. Et à la banque, quand il bossait, il avait une espèce de pince comme on avait à l'époque, accroché au bras, activé par les muscles qui lui permet d'être à deux mains dans la vraie vie. Et il a fait deux-trois tentatives de magie avec ça et les gens étaient sur la pince tout le temps, donc ça peut avoir des avantages en magie parce que tu détournes l'attention, mais c'était vraiment pas son but. Il avait une vocation très artistique. Il s'est dit, on va mettre la main dans la poche, enfin le bras dans la poche et jamais en parler. Et son espoir c'est que les gens pensent que c'est une figure de style pendant toute sa présentation. Il dit ah bah le mec il a la main dans la poche tout le temps, c'est son style. Jamais, jamais il l'évoque, sauf à la fin. et les gens se disent ah d'accord, les miracles qu'on vient de voir pendant une heure, en plus il a qu'une main pour les faire. Donc ça élève d'un seul coup toute la présentation.lève d'un coup Et en plus de ça, parce que là c'est un attribut physique, c'est quelqu'un, peut-être comme beaucoup d'Argentins artistes de son époque qui avait une sensibilité très particulière. C'est presque un contemporain de Jorge Luis Borges, qui est mon auteur argentin préféré, qui lui est aveugle. Donc j'ai un peu des handicapés autour de moi. Lui, il est aveugle, l'autre, il lui manque un bras. Stephen King est aveugle, Ayaomiazaki est aveugle, je suis entouré de gens qui ont des problèmes Même moi je suis pas parfait. Et donc Borges était aveugle, c'était un auteur argentin, donc j'ai fait des articles de blog sur lui, c'est sur mon site. On irez voir ça plus tard. Mais ils étaient contemporains. Et on ressent dans René Lavand la même sensibilité pour la poésie, pour la Milonga, qui est un poème chanté qui appartient à cette culture-là. Et les textes qu'il utilise, c'est lui qui fait la miette de pain, les trois miettes de pain qui se mettent dans la tasse et qui reviennent tout le temps et ils racontent un poème chinois en faisant ça. C'est fou de se dire, je vais faire des tours de la miette de pain en racontant un poème chinois. C'est complètement délirant. Ça routine très célèbre des rouges et des noirs, luile est l'eau, où il dit ne seple, je ne peux pas le faire plus lentement, il le répète, il le re- répète, il le re- répète et plus il le dit, plus ça devient puissant parce qu'il le refait de plus en plus lentement. Donc il y a vraiment une construction presque poétique dans ce qu'il fait et ça m'a beaucoup beaucoup inspiré parce que quand tu vois ça et que tu as 12-13 ans, c'est un gros décalage par rapport à ce qu'il peut y avoir dans Earl Nelson, ce qu'il peut y avoir dans de la magie contemporaine. Et c'est intéressant parce que tu te dis, ah, ça peut exister ce genre de trucs. Il y a d'autres trucs qui peuvent exister dans le domaine que je pensais connaître et être exposé à un style de magie ou de mentalisme ou d'art en général différent, ça te donne l'autorisation d'explorer toi-même les directions qui t'intéressent. Parce que il m'est arrivé une ou deux fois deux me dire tiens, je ferai bien ça, mais je peux pas parce qu'il y a personne qui va accrocher à l'idée ou à la proposition. Haïku, c'était ça quand j'ai créé Haïku la première fois, je me suis dit, mais ça va intéresser qui des poèmes japonais il y a 1850 dans un bouquin, je vais perdre tout le monde en fait. Et il n'y a pas de problème. Si ça fait partie de tonivers, il n'y pas de de soucis. Donc faut pas se c'est Yann Frisch aussi qui m'avait donné ce conseil-là. quand j'ai fait la première dans mon spectacle à Paris, il était venu à la première ou à la deuxième, je sais plus, on parlait après. Et je lui parlais de mon spectacle et dans mon spectacle, j'évoque Hiroshima, la bombe atomique, une histoire personnelle que j'ai vécue liée à cette histoire internationale. Et j'étais pas sûr au début parce que t'es français, t'es blanc, tu fais une histoire sur Hiroshima, tu es censé faire de la magie, tu vois qu'est-ce qui se passe? Ils ont disais à Yann, mais donc il y a une friche, tout le monde connaît, super champion, extraordinaire artiste qui vient du cirque aussi. donc on voit aussi l'influence du gars dans d'autres domaines. Et je lui disais, mais je suis pas sûr d'avoir le droit en fait d'exprimer ce genre d'histoire et de proposer ce genre de choses sur scène. Et il me dit, mais en fait, c'est ta scène, c'est ton spectacle, c'est ton écriture, tu fais ce que tu veux. Après, les gens ils disent oui oui ils disent non, mais tu peux pas t'auto-brider au moment de l'écriture sur des choses comme ça, sinon ça sortira jamais.
Nicola Damien-Deramaix :
Et justement ça ça me permet d'enchaîner sur une question que je voulais te poser, mais qui je pense va être compliquée. Est-ce que tu as une manière spécifique de créer ou est-ce que je sais que tu es influencé par beaucoup de choses et que c'est ce qui fait beaucoup notamment le cinéma, mais est-ce que tu as vraiment une manière spécifique de créer?-ce que une manière Oui, c'est ce que je
Steeve Marion :
te rejoindre aussi là-dessus Nico parce que j'avais la même question un peu par rapport à l'influence parce qu'on sait que tu es passionné de cinéma et que ça t'a amené énormément d'influence aussi sur tes créations sur si je me trompe, tu me dis, mais c'est ce que j'ai c'est exactement ça. Et c'est vrai que c'est quelque chose qui est par rapport à ta créativité et tout ça sur
Vincent Hedan :
toutes tes créations, l'apport du cinéma, c'est quelque chose qui est. Oui, alors ça pourrait être autre chose parce qu'on a évoqué Laurent Beretta tout à l'heure, il était inspiré par la chorégraphie, le rapport au corps et il faisait des choses magnifiques sur scène grâce à ça. Et c'est sa source d'inspiration et sûrement il est bon en cinéma aussi. D'autres ça va être la musique. Yves Carbonnier, qui est un cartoman en France très connu Il est passionné de cuisine et ben forcément il met les deux ensemble et puis ça devient son son univers à lui. Yann Frisch vient du cirque aussi donc forcément il y a des éléments circassiens dans ce qu'il fait. Moi c'est le cinéma, alors je sais pas trop pourquoi je suis tombé dans le cinéma quand j'étais petit. Je sais pas, après c'est pas très original parce que le cinéma ça plaît à beaucoup de gens. Mais dans mon cas, ce qui m'a fait aussi accrocher à ça, c'est j'avais lu un bouquin de Christian Chelman, célèbre, très créatif en magie, bien sûr. et il avait écrit dans Légendes urbaines, enfin il avait cité, je sais plus qui, j'ai oublié son nom, un nom italien dans Légendes urbaines dans une des préfaces Et cette personne italienne disait que s'inspirer uniquement de la magie pour créer de la magie, c'était de la folie en fait. Parce que c'est presque un rapport créatif incestueux. Tu tournes en boucle dans ton propre domaine et tu te demandes juste qu'est-ce que je vais faire comme 14e version du Matrix ou de la carte ambitieuse ou de machin ou de bidule. Et on disait tout à l'heure, il faut pas se bloquer sur des thèmes et des idées qu'on voudrait aborder. Sauf que si tu t'exposes pas à ces thèmes-là, comment tu vas faire en fait Et le cinéma, l'avantage qu'ils ont, c'est qu'ils existent, alors ils existent depuis moins longtemps que la magie, paradoxalement, ils se sont développés plus rapidement que nous, mais ils s'autorisent de tout. Et même le même mec peut faire plein de choses différentes. Si tu regardes Spielberg, qui est un petit réalisateur qui monte en ce moment, les gens commencent à connaître son nom. Donc Spielberg, si tu regardes sa filmographie, tu ne comprends pas. Il fait un film sur l'Holocauste, il fait un film sur les dinosaures, il fait un film qui se passe dans l'espace, il fait un film de fin du monde, il fait des films sur l'histoire du cinéma avec j'ai oublié le nom, un film presque autobiographique qu'il a fait récemment. Il sort des trucs sur tous les sujets dans tous les styles, il fait du noir et blanc, il fait de la couleur, il fait de l'action, il fait Minority Report, il fait plein plein de choses très différentes. Il n'y a personne qui lui dit, t'as pas le droit là, t'es obligé de rester que horreur science-fiction, que machin, pourquoi tu utilises plusieurs acteurs c'est quoi cette histoire? Non, non, liberté absolue, la littérature c'est pareil. Stephen King ne fait pas que de l'horreur. Borgès ne fait pas que de la branlette intellectuelle parce qu'il a beaucoup fait ça aussi à une époque. Donc ça c'est intéressant parce que si tu t'inspires d'un domaine qui est très libre, ça t'offre cette liberté aussi. Et des fois tu vois des choses au cinéma, en particulier le cinéma d'auteur ou le cinéma indépendant parce qu'ils ont moins le studio qui les emmerde derrière à faire des choses industrielles. Tu les vois tenter des choses dans la mise en scène, tenter des choses dans l'écriture, dans le rythme aussi. C'est intéressant aussi de se confronter non pas que au cinéma, mais un cinéma où t'as pas de point d'accroche. Quand tu découvres le cinéma coréen ou le cinéma japonais, même contemporain, il n'y a pas de point d'accroche. La culture est totalement différente, le rythme est totalement différent. J'ai vu des films japonais où il n'y a pas d'intrigue. Ça se déroule pendant deux heures et on ne sait pas ce qui se passe et juste à la fin tu comprends ah d'accord, on parlait de ça depuis deux heures, maintenant on a le dénouement du truc. Les acteurs font n'importe quoi à notre point de vue, bien sûr. Et donc quand tu es bouleversé sur tes appuis par des œuvres cinématographiques comme ça, tu peux te dire, maintenant je fais quoi moi dans mon domaine à moi par rapport à ce genre de choses? Et pareil sur mon blog, j'en avais parlé parce que des fois c'est presque triste de faire ce constat. Il y a un film d'animation d'Isao Takahata qui s'appelle le tombeau des lucioles. Je ne sais pas si vous l'avez vu ou si des gens de chat l'ont vu. C'est magnifique. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vais montrer des images parce que les gens sinon ils savent pas de quoi on parle. C'est vraiment il est incroyable. Tout le monde reconnaît le titre, bien sûr, titre japonais. Je vais faire défiler les images pour. Il est dur il est très dur. Il est très très dur. Et ça ça a été une révélation pour moi. Alors j'ai plus trop la date, mais je devais avoir 20 ans de 18 ans, 20 ans. Et je regarde ce film par hasard. en fait. Je suis en insomnie en juin de cet été-là, il faisait très très chaud. C'était peut-être en 2003 d'ailleurs 2003. Je t'idé. Ça t'a pas aidé à dormir. Non, ça m'a pasidé. J'ai pas dormi de la nuit. Je suis sur la télé, je suis en insomnie, je regarde des conneries en plus à 3h du matin, il y a des choses que je suis pas habitué à regarder d'habitude. Et je tombe sur Arte et je tombe sur la toute première minute de la toute première scène de ce film, donc coup de bol déjà incroyable, je tombe sur le programme au début. Et je regarde les images et ayant grandi au début des années 90 avec la télé française, je suis habitué à le collège Ffouou, Goldorak, les chevaliers du Zodiac, toutes les années comment ça s'appelle le truc de foot là J'ai oublié, tu vois de quoi je parle le truc Tom, les joueurs de foot qui n'a rien à voir avec le tombeau des lucioles. Rien du tout, parce que à l'époque, et c'est ça aussi qui est délirant, c'est que les gens qui voyaient de l'animation japonaise à la télé, c'était sur TF1, je crois crois, parce qu'ils avaient acheté en gros les bobines et les diffusaient. Les gens se disaient, ah, c'est du dessin animé, donc c'est pour les enfants. C'est comme Disney, Rox et Rouky, le Merlin enchanteur et tout ça. Donc on mettait les gamins dessus et ça se passait très bien parce qu'il n' il n'y avait pas de violence, il n'y avait pas de sexe, il n'y avait pas de problème, c'était très propre. Et donc ça a éduqué toute une génération d'adultes qui voyaient leurs enfants regarder ça et les enfants qui regardaient ça. à se dire animation japonaise égale enfant, égale divertissement stupide pour enfants avec des ballons, avec des monstres, avec des robots. La bagarre et tout ça. Exactement. Et puis des histoires à la con et des choses pas très profondes. Et donc moi je suis dans cet état d'esprit-là, j'ai grandi avec ça début des années 90. et commence le Tombeau des lucioles. Voilà, ça c'est une des premières scènes qu'on voit à l'écran. Avec la fameuse boîte. Voilà qui est mythique qu'on peut acheter sur Internet enant, je l'ai vu l'ai vu J'ai essayé de l'acheter pour ici, et puis les Philippines, c'est compliqué pour se faire livrer donc je l'ai jamais eu. Et donc bref, je vois le film commencer et je me dis tiens, je reconnais le format. Les visages, le style d'animation, le dessin, c'est du dessin animé japonais, voilà, on voit les visages typiques très représentatifs qu'il y a au Japon. Et donc je commence à regarder le truc par familiarité au dessin et je me fais exploser parce que c'est le premier dessin animé que je vois qui est pour adulte. Dans le sens, l'histoire a de la profondeur, une qualité presque littéraire. C'est d'ailleurs l'adaptation d'un roman qui est lui-même l'histoire vraie des gens qu'on voit dans le film qui a été adapté. Donc l'histoire est catastrophique, c'est pendant la Seconde Guerre mondiale, deux enfants qui essaient de survivre au bombardement de Napalm au Japon. Donc on imagine qu'on n'est pas sur Olive et Tom, le ballon dans la cage, c'est autre chose. Donc ce film est un enfer, mais je le vois, je prends une claque émotionnelle monstrueuse, j'ai 20 ans et je fais une nuit blanche derrière parce que je me rends compte que le cinéma d'animation japonaise n'existe que depuis 100 ans. J'ai fait des recherches là-dessus, vraiment, c'est très très très récent. La magie existe depuis au moins 5000 ans, on a des traces qui remontent même peut-être un peu plus loin. Il faudrait voir les vérifications. Et quand on dit qu'on est magicien en France aux Philippines ou ailleurs, les gens disent Ah, vous faites les anniversaires pour enfants. Donc on souffre encore du même stigmate qui était celui d'Olive et Tom en 1990 avec l'animation japonaise. Sauf que eux, on sait pas comment Ils se sont permis de transcender cet état de je suis que pour les enfants à je suis pour la ménagère de 50 ans, je suis pour les adolescents, pour les retraités, il y a des animés sur les facteurs sur la guerre, sur la géopolitique, sur l'espace. Il y a tous les thèmes qui existent en écrit ou en animé vidéo. Et donc celui-là, ça a été le premier où je me suis dit, OK, donc je refuse de continuer à faire de la magie si je me bride tout le temps et je ne m'autorise pas à aller sur des terrains qui sont pas les nôtres d'habitude. Et pour revenir à ce qu'on disait tout à l'heure sur Christian Chelman et la citation de l'italien qui disait qu'il faut pas s'inspirer que de la magie pour pas être incestueux, c'est la même idée parce que Christian Chelman et Eugene Burger et Jeff McBride et d'autres. ils font pas de la magie bizarre s'ils se bloquent tout le temps au niveau de la créativité. Parce qu'à un moment pour parler de ce qu'il parle dans la magie bizarre, il faut s'autoriser à en parler. Oui. Et donc si le cinéma le fait, la littérature, la musique, quand tu écoutes des groupes comme Marilyn Manson qui font de la critique de la société ou Rammstein ou d'autres, tu dis, moi j'étais venu pour danser et écouter de la musique à la con. En fait, j'étais pas là pour écouter des parolesondes.étais pas écouter profondes. C'est de casser les codes qu'il y a qui sont Totalement. Parce qu'en plus, il faut se dire que tu es peut-être la seule personne qui pourra parler de ce sujet-là de cette façon-là. Parce que quelqu'un qui a grandi comme moi, c'est pas spécial dans le genre, je suis plus important que quelqu'un d'autre, mais probablement que mon patrimoine culturel, mon profil culturel et mental est unique parce que je suis la personne que je suis et vous êtes les personnes que vous êtes. Et peut-être que personne d'abord toi, si tu te bloques de parler d'un sujet, c'est dommage parce que peut-être était le seul à vouloir en parler. Et donc il n'y a personne qui en parlera jamais et donc c'est perdu, c'est foutu et tu ne l'auras jamais dans le patrimoine général qui existe. Pardon, j'ai fait très très long, mais là c'est comme dans tout la personne, si tu as deux magicien qui présentent le même numéro, ce sera complètement différent pour le public parce que ce sera pas amené de la même manière à raconter forcément de la même manière
Steeve Marion :
Et c'est important. Et du coup, tant qu'on en est sur le cinéma, j'ai envie de te poser la question. C'est quoi ton film de magie préféré au cinéma? De magie. Donc il parle par exemple, t'as le prestige, enfin insaisissable ou des choses comme ça, mais j'ai envie d'avoir ton avis là-dessus.
Vincent Hedan :
Il y a l'illus l'illus. L'illusionniste, c'est très bien. En plus, il est sorti quasiment en même temps que le prestige, en parallèle, alors qu'insaisissable, c'est plus loin. Alors ils ont tous leurs avantages, puis il y a des films sur Houdini aussi avant qui sont sortis qui étaient très bien. récemment il y a une série avec Brody, je crois a fait une série Brody Fantastique acteur dans le pianiste qui était un film extraordinaire. Et donc pour répondre à ta question, si je devais choisir parmi les films qui parlent de magie que moi je préfère, je vais faire une réponse pas originale, je vais dire le prestige, je vais te dire pourquoi Parce que d'abord le film a une qualité cinématographique indéniable, il est vraiment bon, tu vois c'est pas juste, on l'aime parce qu'il parle de magie, mais à côté c'est un film de merde. Après il y a Christopher Nolan, Voilà, c'est un petit débutant. On sent qu'il tâtonne, il cherche son style. style en parlait, il y a des codes, il a fait l'Odyssée alors que je n'ai pas L’Odyssée. Je l'ai pas vu encore, donc ne m'en parllez pas. C'est vrai rien alors.
Steeve Marion :
Mais toi, Nolan, c'est aussi intéressant parce que bon clairement très influencé par Kubrick et pas Spielberg, mais pseudo nouvelle génération, parce qu'il commence à vieillir maintenant. Mais lui aussi il a fait la guerre avec Dunkerque, il a fait l'espace. Il a fait Batman, du gros spectacle qui bourrine, mais qui est très très bien. D'ailleurs, j'adore les Batman de Nolan. Et donc oui, lui aussi il s'autorise à naviguer beaucoup pour faire juste du sexy ou de l'horreur ou je sais pas quoi.
Vincent Hedan :
Mais donc pour le prestige, pourquoi Parce qu'à mon avis c'est le film pour les non-magiciens qui est le plus représentatif de ce que c'est d'être nous. Le côté torturé, de chercher des méthode, de se bagarrer peut-être entre nous, la dimension du spectacle aussi de voir que faire un spectacle c'est pas facile, ça coûte de l'argent, les gens sont pas forcément au rendez-vous. Cette espèce d'obsession qui détruit tout parce que ça détruit son mariage, ça détruit ses amis, ça détruit absolument tout autour de lui. Il y a plein de points très intéressants, alors que l'illusionniste, c'est plus une enquête avec de la magie autour. Une romance, il y a la romance à côté, la romance. Quelle horreur. Et à côté insaisissable, j'ai beaucoup de mal parce que c'est pas du tout de la magie, c'est des effets spéciaux présentés comme de la magie. Mais on reconnaît insaisissable une valeur indéniable aussi, c'est que ça a créé une nouvelle génération d'enthousiasme. Et je soupçonne que le renouveau de la magie qu'on a vu au début des années 2010 correspond à ça. Parce que si vous vous rappelez avant un incroyable talent, que ce soit américain, anglais ou français qui sont un peu liés parce que les mecs se vendent des programmes, donc c'est le même contenu. Bizarrement, il y a des magicien masqués la même année un peu partout, on se demande pourquoi. C'est une coïncidence absolue. On regarde les programmes, tu te rappelles bien, il y avait des gens qui venaient, donc il y avait le chien qui chante, il y avait la danseuse, il y avait la jamuse, tout le monde avec les petites histoires qui font pleurer. Et puis il y avait des magicien, déjà à l'époque. Et à chaque fois que c'était un magicien, il y a 10, 15, 20 ans dans cette émission, les juges faisaient, ah non, pas un magicien. Ça va être un gars, ça va être pourri et bon, force est de constater que c'était aussi souvent ringard et pourri. Et là maintenant tu viens avec de la magie à ces émissions-là. Alors on est en train d'en sortir, donc c'est un peu trop tard. Mais Tonio, par exemple, est passé par là. Maurice Douda aussi a fait l'émission. malheureusement ça n'a pas été diffusé. Il y a eu plein de gens qu'on connaît qui sont passés par là. David Stone l'a fait, etc. etc. Jean-Luc Bertrand. Et tu dis que t'es magicien. Ah, nous sommes prêts à regarder un spectacle de magie originale et intéressant. Il y avait de la valeur. Bon, ils ont juste décidé que la magie allait arrêter d'être les clowns du truc et qu'ils allaient leur donner leur place. C'est plus sérieux. Il y avait un truc plus sérieux. Mais insaisissable a participé à ça. Moi, il y a des gens que j'ai rencontrés que je n'aimerais pas parce que je ne veux pas les dater dans l'histoire. Mais ils me disent, ouais, moi je ne connaissais rien, j'ai vu insaisissable, j'ai trouvé ça cool. Je me suis fait un musicien, ça a l'air sympa et ça a déclenché leur passion. Alors que moi c'était attention magie et l'autre truc. c'était l'autre truc Non mais
Steeve Marion :
c'est vrai que c'est marrant parce que c'est vrai que dans les films le prestige il est incroyable comme si moi c'est pareil. J'adore déjà Christopher Nolan et ses films ils sont et c'est vrai que le prestige il est vraiment bien structure.
Vincent Hedan :
Alors il vient d'un roman à la base qui a par son frère. Jonathan, je crois, Nolan et j'ai pas lu le bouquin, faute grave de ma part, mais il faudrait que je m'y colle un jour. Mais c'est pour ça que tu disais structure, je pense qu'on sent aussi dans le prestige avec les avancées, aiment jouer avec le temps. des trucs temporels Et tu sens bien une structure par chapitre avec des constructions qui font des rappels etc. Mais le film est magnifique d'un point de vue cinémographique. Les acteurs sont super. Hugh Jackman, qui est normalement juste le hérisson avec les griffes. Bon bah là il joue un rôle sérieux intéressant. C'est un superbe acteur. Scarlett Johansson aussi qui joue un très beau rôle plutôt que d'être juste une demi-pute dans un autre film. Donc il y a vraiment une qualité très très forte sur le casting sur la musique, etc. Pardon pour ma critique violente du cinéma.
Steeve Marion :
Mais c'est pareil parce qu'il y avait une question un peu plus loin sur justement l'utilisation de la mémoire parce que ça c'est aussi un gros sujet que dans tes créations et qui a fait aussi on va dire ta renommée entre guillemets parce que tu as remporté un premier prix avec Rainman Et du coup ce tour-là, il était venu justement par rapport au film et tu as la construction que tu en as fait c'est parce que justement sur la mémoire prodigieuse, il n'y a pas eu énormément de gros effets à ce moment-là. À l'époque, oui. À l'époque, je te parlais l'époque très répandue en France en tout cas c'est c'est le film qui t'a inspiré cet effet-là justement où tu t'es dit mince, il faut que je
Vincent Hedan :
Alors inspiré pur, genre j'avais rien, j'ai regardé le film et j'ai eu l'idée, ce serait mentir de dire que c'est le cas. Par contre, accepter que le thème de la mémoire avec les carte à jouer, ça puisse être un thème intéressant à présenter aux gens. Oui.meme après il y a une petite histoire derrière ça aussi parce que tu me disais, mais pourquoi tu es tombé dans le mentalisme que t'as pas fait de la magie avant classique, on va dire et puis on est parti sur d'autres trucs. Et je reviens un peu, je vais relier Macron ensemble parce que mine de rien tout est un peu relié dans la galaxie du truc. C'est que quand jeends, je reviens un peu en arrière là-dessus. Oui, donc je fais de la magie, je fais aussi du mentalisme, je fais pas trop de distinction, j'en ai parlé dans un de mes bouquins. Pour moi, c'est tout de l'illusionnisme, on crée des illusions après le format peut changer. Et donc je crée ma routine et je suis inspiré par Rainman le film, le fait qu'il y a une sensibilité particulière sur la mémoire, le personnage est très attachant, Oscar du meilleur acteur au passage, donc pas trop se raté. Et je vais au concours ou plutôt d'abord, je le présente, Maurice se rappellera, je le présente au club du CAMP, qui est le collège des artistes magiciens du Poitou, si je me rappelle bien de l'acronyme, qui est donc à Poitiers, où il y a Frantz Réjasse, entre autres de CC édition, Maurice Douda, Stéphane Chenevière vient de là aussi avec altitude, son bouquin, il a lui aussi gagné un premier prix de cartomagie en 2001, je crois avec un numéro sur le thème des vampires. Extraordinaire bouquin altitude, il y a énormément de choses dedans. Et donc je le présente au club et c'est Franz et Maurice qui me disent peut-être ça, faudrait que tu l'envisages en concours. Peut-être tu faudrait que tu le filmes et que tu envoies la vidéo à la f pour voir si ça passe. Donc je filme la vidéo, je le renvoie. Sauf que à l'AFAP à l'époque, je ne sais pas comment ça marche maintenant, tu as envoyé ta vidéo pour quand même vérifier que t'allais pas venir faire les balles mousse et les zizis en mousse et les choses nulles. Donc ils te valide un peu en vidéo avant, tu vois. Donc j'envoie la vidéo et ils me disent Ok, tu viens, mais tu as le choix vu ce que tu fais entre la catégorie cartomagie, qui est une catégorie à part, donc il y avait close-up, je pense, cartomagie, scène, magie pour enfants, arnexe, et puis il y avait une catégorie mentalisme. Et donc ils me disent cartomagie ou mentalisme. Et donc je leur demande un petit peu la différence. Ils me disent la cartomagie, ça va être très axé carte, sauf que moi dans vu la vidéo, il n'y a pas. Il n'y a que des cartes. C'est-à-dire que il n'y a que des cartes, donc ça passe en cartomagie, mais sauf que c'est que le jury qui me note sur la technicité du numéro va mettre zéro. Parce que dans le numéro on donne l'impression qu'il n'y a rien. alors qu'en fait, il se passe quand même des trucs, mais je les cache. C'est un peu le but de la magie, mais bon le jury voilà. donne aussi c'est un risque de perdre la note sur la technique. On me dit aussi, tu peux faire mentalisme et donc mentalisme, ça passe, mais en même temps mon numéro c'est de la mémoire. Je lis pas les pensées des gens. Je lis ma pensée à moi en mémoire, c'est autre chose. Par contre, en mentalisme, j'avais le droit à 12 minutes. alors qu'en cartomagie, à l'époque, ils étaient limités à huit minutes. Et comme je suis quelqu'un qui parle beaucoup trop, ça se voit et qui fait des r lents. Il y avait six phases à l'époque, je l' raccourci après à quatre. Je me suis dit bon, par sécurité et parce que c'est plus mental que dextérité, on va le mettre en mentalisme. Je le fais, je gagne, aquo avec le seul autre compétiteur dans cette catégorie d'ailleurs cette année-là. Et je me retrouve un petit peu étiqueté mentalisme parce que quand tu gagnes un prix je sais pas en gymnastique, tu sais pas le javelot, tu vois donc tu gagnes ton truc dans ta catégorie. Et je me retrouve un peu étiqueté mentalisme, alors qu'en fait dans mon bouquin Amnesia, il y a des routine de triche, il y a des routine d'illusion, etc. Donc ouais, j'en suis arrivé un peu là, mais la mémoire, c'est un sujet qui m'intéresse, mais c'est vrai que je suis pas Je me considère pas comme un expert du sujet comme Vincent Delourmel ou Benoît Rosemont, par exemple, qui eux connaissent vraiment la mémoire et qui la pratiquent parce que Rosemont connaissait très bien Charles Barbier entre autres que j'ai rencontré avec un monsieur très gentil qui faisait le calendrier perpétuel des choses comme ça. Et eux, ils savent de quoi ils parlent quand ils parlent de mémoire parce que c'est leur sujet, ils utilisent des vrais outils de mémoire. Moi je fais semblant, je crée des illusions de mémoire avec Pi Max, avec des routines de chapelet, etc.
Steeve Marion :
mais c'est justement ça qui est intéressant, et c'est vrai que d'un autre côté, je te rejoins sur le fait que des fois en magie on est peut-être un peu trop catégorisé. Généralement, c'est c'est difficile en fait de sortir de cette catégorie, je sais plus avec qui on en avait discuté, mais qui disait justement qu'il avait fait son spectacle et que sur les sites de spectacle, on savait jamais trop dans quelle catégorie le mettre pour vendre le spectacle. Je me demande si c'est pas Clément qui nous avait parlé de ça et c'est vrai que c'est très je crois que c'est que c'est Clément. Mais là encore, la réponse peut se trouver ailleurs que dans la magie et elle-même. à nouveau à ne pas être incestueux sur le rapport à notre domaine. Si tu regardes la musique, par exemple, c'est flagrant. Il y a des groupes qui font que du rock. Rammstein fait pas de musique classique, Marilyn Manson, il a fait de l'instrumental un petit peu, mais si tu regardes Queen, le groupe Queen, ou si tu regardes Radiohead, il s'autorise Radiohead à faire de l'électro, à faire du rock, à faire de la ballade, à faire du piano dans un grenier avec juste de l'acoustique. Ils s'en foutent en fait, ils se disent non, mais nous notre style c'est nous. On s'appelle Radiohead et vous venez nous voir nous et puis ce qu'on vous propose ou même comment il s'appelle Bob Dylan. Bob Dylan, c'est intéressant parce que c'est très très vieux Bob Dylan, mais je trouve que j'écoute des vieux trucs et il y a une histoire sur lui qui est intéressante, il faisait plutôt country blues, des choses comme ça très inspiré par les créateurs noirs américains de l'époque et il était très doué. Bon, super. Il se fait son petit public grâce à ça, petit public très gros public. Puis un jour, il dit, j'en ai marre, guitare électrique électrique. Il se met à faire de la guitare électrique, du rock dans des concerts et tout ça. et les premiers concerts où il monte sur scène avec la guitare électrique, tout le monde le conspue en fait parce qu'il dit, mais non, j'ai payé mon ticket 90 $, c'est pour te voir faire de la ballade avec la paille dans la bouche et la guitare acoustique dans la main quoi j'en ai rien à foutre de la guitare électrique. Et donc il a dit non non, mais en fait vous êtes pas là pour écouter ce que vous voulez. Vous êtes là pour écouter ce que je veux vous proposer, c'est ça le délire. Je vais pas faire trop long là-dessus parce que c'est un gros gros sujet, mais j'invite les gens à aller sur mon blog et à taper le mot Chancel,-A-N-C-L. Jacques Chancel, c'était un présentateur de télé en France que je n'ai pas connu parce que je suis trop jeune pour ça. Mais il avait un truc intéressant, il disait, il faut pas donner aux gens Enfin, il disait aux gens, il faut du public, il faut donner aux gens ce qu'ils ne savent pas encore qu'ils vont aimer. C'est-à-dire que le but de la télé pour lui à l'époque, c'était pas de donner la bouillie que les gens attendent et ils se branchent dessus et ils ont ce qu'ils attendent et ils ont payé pour. C'était aussi une notion d'éveil. On va leur montrer des trucs, on pense qu'ils vont aimer parce qu'ils ont la culture pour, ils ont l'appétence pour, mais ils le savent pas encore. C'est juste qu'ils ont pas été exposés à ça. Je pense qu'en magie, on peut aussi s'autoriser à le faire et je suis pas le seul à le faire loin de là. Quand Christian Chelman fait de la magie bizarre à des gens qui n'ont jamais vu ça, ils disent ah ça c'est de la magie. c'est un autre domaine de magie qui existe. Je me permets en même temps le Tous les articles donc j'ai remis en même temps le blog de Vincent directement dans les commentaires. Oui et en même temps c'est gratuit, il y a 200 articles en vidéo et en écrit. Oui, mais quand on va mettre le replay quand Nicolas va mettre le replay, on mettra aussi tous les liens les liens sur ta boutique pour toutes tes créations, le lien sur ton et tout ça. Donc ça on le fait systématiquement et on remettra les liens on remettra les liens demain. Au niveau. Vas-y Nico. Non non, mais j'allais comme on vient un petit peu. Ah oui, David Éthan, il disait le grand échiquier de Jacques Chancel, oui. Oui.
Nicola Damien-Deramaix :
J'allais dire comme on revient un petit peu sur tes crashants, on va peut-être parler un petit peu du petit dernier. Oui oui qu'il était temps que mner Simon, c'était l'avant-d dernier. Le théâtre mental.
Vincent Hedan :
Il était temps, c'était un bouquin pas confidentiel, mais dans le sens où si tu n'as pas la montre, le bouquin ne te sert à rien. Et donc c'est vrai que c'était axé sur un certain nombre de personnes. parce que je commençais à avoir beaucoup de routine qui étaient dédiées à l'imprimante, par exemple d'Illuminati, dédié au dé dédié à la montre. Et sur la montre, en fait il se trouve que c'est le premier où la jauge s'est remplie. ça y est là j'ai la routine pour sortir le bouquin. Donc j'ai publié ça en mai. Et puis dans la foulée quasiment, j'ai enchaîné avec le travail sur théâtre mental et qui rejoint un peu en fait bizarrement ou pas tous les thèmes qu'on vient d'aborder. parce qu'il y a une inspiration cinéma, je parle du spectacle que j'ai fait à Paris, il y a dans le bouquin le tour d'ouverture, on dit opener en anglais, le tour d'introduction de mon spectacle est dedans. qui est un tour sur le thème de la chance. et il se trouve que dans mon spectacle je parle d'Hiroshima. donc j'évoque une histoire, je vais évoquer l'histoire très rapidement parce qu'elle est incroyable et les gens pourront aller chercher ça sur Netflix. Il y a un documentaire sur ce monsieur, mais il a sa page Wikipédia, il est très connu maintenant. Et c'est un monsieur qui s'appelle si je ne me trompe pas, Tsutomu Yamaguchi. Alors si je dis ça, personne ne comprend rien, on ne sait pas ce qui se passe. Et en fait c'est c'est un monsieur qui était intérieur, il avait une début de vingtaine d'années en 1945. et il allait un peu partout régler les problèmes, l'ingénierie, tout ça, tout ça. Et le 6 août 1945, il est à Hiroshima pour bosser, c'est pas sa ville, mais bon il y va pour faire son boulot de tous les jours. Sauf que le 6 août 195, à 8h15, il y a la bombe atomique qui explose au-dessus d'Hiroshima et qui détruit tout sur des kilomètres à la ronde. absolument rien qui survit, tous les buildings sont foutus. J'ai visité Hiroshima des années après, il y a encore des ruines qui restent pour se rappeler se commémorer de tout ça. Et donc Tsutomu, il est, je ne sais plus, il y a quelques kilomètres de l'explosion, il n'est pas juste à l'épicentre, mais il se prend quand même toute la vague sur lui. Donc il est brûlé de partout, bien sûr, il est aveuglé sur le coup par l'explosion. Tous ses vêtements ont soit été arrachés, soit ont fondu avec sa peau directement sur lui parce qu'il faut s'imaginer du cauchemar. Hiroshima, c'est quelque chose de catastrophique. Les gens ont un peu oublié Heureusement, j'ai envie de dire parce que c'est il y a tellement longtemps, il survit, il arrive à rentrer chez lui et deux jours plus tard, il arrive chez lui à Nagasaki. Et c'est le 9 août 1945, deuxième bombe atomique, à Nagasaki qui explose donc cette deuxième ville. Les États-Unis voulant montrer que la première fois c'était pas une erreur, qu'ils étaient capables de reproduire cet exploit technologique. Et donc Tsutomu se prend une deuxième bombe atomique sur la tête et il survit à nouveau, ce qui est complètement dingue. Et il va aller jusqu'à 90 ans, il va devenir un grand défenseur de la dissuasion nucléaire, du non-armement nucléaire, le nucléaire pour l'énergie, mais pas pour l'arme. D'ailleurs, le Japon a refusé l'arme nucléaire suite à Hiroshima et à Nagasaki. Parce qu'ils ont dit non non là, on aurait du mal à vendre la soupe aux gens et ils ont déjà mangé deux fois, c'est compliqué. Donc l'histoire est folle parce qu' il fait partie d'un groupe très très restreint. Le gouvernement japonais a fait des recherches là-dessus. Et il y a une poignée de personnes littéralement, 56 personnes qui, par des hasards historiques, se sont pris les deux bombes simultanément coup sur coup. C'est incroyable Et la question que je pose dans le spectacle, donc on est au début du spectacle, j'ouvre avec ça avec la double bombe atomique. et je demande aux gens dans la salle de réfléchir à ça et de répondre à la question qui est est-ce que Tsutomu est malchanceux d'avoir vécu deux explosions atomiques absolument improbables c'est impossible d'être dans cet alignement-là Ou est-ce qu'il est chanceux d'avoir survécu? Parce que là c'est vraiment l'exemple ultime du verre à moitié plein à moitié vide. Tu peux pas avoir l'un sans l'autre, sauf que les deux sont catastrophiques. Il faut aussi savoir que les gens qui ont vécu la bombe atomique, même une seule fois et qui ont survécu, il y en a eu beaucoup, beaucoup de victimes, mais beaucoup de survivants. Après leur vie était foutue parce que tout le monde savait. Ils avaient des marques sur le corps, ils avaient un historique médical. Personne ne voulait se marier avec eux, personne ne voulait les toucher, personne ne voulait travailler avec eux parce qu'on se disait, mais tu as été touché par la bombe. Il y a encore un peu la pensée magique au Japon en 1945. On se dit, je vais être infecté, on ne sait pas ce qui se passe. Donc intouchable, littéralement intouchable. Donc c'est quoi ta vie en fait Tu considères que tu es ultra chanceux ou t'es ultra malchanceux, tu es encore là, tu as des enfants, tu as une vie, tu deviens célèbre, c'est très très compliqué. Et ensuite on fait un tour sur le thème de la chance dans le spectacle et c'est ça qui est dans le bouquin. Et ce que j'explique dans le livre, c'est que vous êtes pas obligé de raconter l'histoire d'Hiroshima quand vous faites cette routine. C'est une espèce de conte d'introduction pour amener le concept. Et après c'est à vous de faire la routine si vous voulez ou pas. Et de la même façon dans le livre, il y a une histoire sur mon grand-père qui s'appelle André, mon grand-père paternel, j'avais toujours cette histoire en tête et j'ai jamais osé la mettre dans un effet parce que je me suis dit par rapport à ma famille, par rapport aux gens qui ont vécu des histoires similaires. Et mon grand-père, retour à la Seconde Guerre mondiale à nouveau, c'est Il était capitaine de l'équipe militaire qui a été les premiers prisonniers de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale. En fait, ils ont pas eu de chance à nouveau le thème de la chance. Ils sont sortis en forêt à côté de leur camp où ils étaient pour tenir la frontière à l'époque qu'il y avait avec l'Allemagne. Ils sortent avec limite des fusils en bois pour s'entraîner en mode, on va voir dans la forêt comme on tient deux jours et tout ça. Et ils tournent un buisson allemand devant, donc les nazis. Bah les mains devant et puis vous marchez jusqu'à un camp de prisonniers de guerre. Donc heureusement pas de concentration, mais quand même les camps de prisonniers de guerre en Allemagne, c'était pas la rigolade. Il s'est retrouvé dans un camp très très loin, je crois à côté de Düsseldorf, de l'autre côté de l'Allemagne. Il a survécu dans des conditions catastrophiques qu'il nous a raconté après. Et tout ça, tu peux pas le prévoir en fait. Quand tu fais Saint-Cyr, l'école militaire à Paris, tu t'engages pour la patrie et que tu as des grandes idées que tu as 22 ans. Et que tu te retrouves prisonnier comme un con au début de la guerre et que tu fais cinq ans dans un camp derrière, tu te dis peut-être que j'ai fait un mauvais choix de carrière. Et je raconte cette histoire-là dans mon effet en demandant aux gens dans la salle de remettre en ordre les espèces de blocs, les briques de son histoire et on se rend compte après si la chronologie avait du sens et peut aider les gens à envisager leur propre histoire dans le bon sens.
Nicola Damien-Deramaix :
C'est vrai que c'est un. Moi j'ai beaucoup aimé ton dernier. Franchement, il y a vraiment Il y avait une question sur ton dernier livre, on m'avait demandé si c'était dans la même lignée que votre esprit au niveau d'une certaine façon C'est pas parce que comme c'est vrai que quand on regarde toutes tes créations et comme tu disais, tu as tu as une partie télé mémoire prodigieuse sur le tarot aussi où on pourra peut-être en parler ce qui est le tarot du diable qui est vraiment incroyable aussi super Et tu as des routine comme on trouve dans votre esprit, tu vas et c'est des book tests. Je pourrais parce que t' posé la question parce que tu les as tous lus donc tu pourrais répondre à perform question la réponse. clairement c'est la même mouvance. Alors je voulais pas l'appeler Votre esprit est mon terrain de jeu quatre. Mais c'est pour ceux qui se poseraient la question parce que c'est vrai que boîte a eu aussi sur la sur la connectée et tu abordes beaucoup de sujets. donc c'est vrai que moi j'ai une personne qui m'avait posé la question donc c'est pour ça que je te la pose pour que.
Vincent Hedan :
Non mais c'est légitime parce que si tu prends un bouquin comme Multitude ou Amnesia ou Rainman, on est très sur cartomagie et ça va plaire à certaines personnes. Le truc sur la montre, clairement, il y a un accessoire qui est lié avec donc là c'est très discriminant presque. Le tarot du diable, c'est pareil. L'accessoire est normal, mais bon si tu n'aimes pas le tarot, le n'est pas pour toi, c'est évident. Ou si t'es pas à l'aise avec le sujet, on pourra en parler après. Mais pour Votre esprit est mon terrain de jeu et la trilogie qui va avec et théâtre mental, on est clairement dans la même lignée. L'idée étant que ce sont des effets qui que je décris pas tant pour vous dire regardez la méthode est géniale, même si la méthode est ultra solide et souvent ultra simple. C'est des méthode papier crayon ou ça bricole chez soi des choses très, j'allais dire évidentes, mais dans le sens facile à faire. C'est pas des heures et des heures de travail. J'ai des mecs qui ont reçu le bouquin deux jours après, ils m'ont envoyé des photos des enveloppes de l'effet de André. Les se font tout de suite, il n'y a pas de problème. Justement,
Steeve Marion :
Nico, c'est vrai que la première chose que Nico m'a dit c'est la première routine, elle est incroyable, juste sans trop rentrer dans les détails et tout ça, la première routine du livre, elle est Avec la carte postale. C'est ça.
Vincent Hedan :
Elle a rien d'un point de vue méthode matériel imprimes les cartes postales, tu es prêt à partir puis et puis tu as un effet génial. Merci parce que c'est vrai que le thème du voyage, c'est vrai qu'on aime bien ce thème-là du voyage et tout ça et c'est vrai qu'alors là pour ceux qui n'ont pas le livre juste pour cette routine, prenez le livre. C'est vraiment. Non mais c'est vrai promo franchement oui pour répondre à ta question, les ponts se font un peu comme ça. Donc tu remarques parce que tu les as lus et tu pourras me dire si j'invente des choses, mais dans la trilogie votre esprit et dans théâtre mental, l'idée donc c'est d'être inspiré par des histoires réelles ou des histoires fictives, mais d'être inspiré par autre chose que voici ma version du sac à l'off, la 14e d'avoir quelque chose d'un peu original sur la thématique. Ce qui veut dire aussi que certaines histoires qui sont dans mon bouquin sont des histoires à moi. Autant l'histoire d'Hiroshima, tout le monde peut le raconter, autant l'histoire de mon grand-père, ce que j'exique dans lequin c'est c'est que bien sûr, vous allez pas prendre les photos de mon grand-père et raconter la même chose, ce serait fou, à moins d'être un très bon acteur et de l'interpréter correctement. Mais peut-être dans votre entourage, vous avez un grand-parent ou un ami ou un collègue qui a une histoire incroyable à raconter et les gens ne se rendent pas compte en fait qu'ils ont des histoires complètement folles et qu'ils les exploitent pas. Là, j'ai des exemples qui me viennent, je veux pas dérailler tout de suite de ça. On reviendra plus tard. Donc il y a ça, il y a l'idée de on est inspiré par quoi et comment une inspiration qui apparemment n'a rien à voir avec la magie peut s'autoriser à devenir une expérience magique pour le public. Il y a aussi une grosse dimension participative dans le bouquin dans le sens où c'est très peu d'effets qui sont faits à quelqu'un. Ce sont beaucoup d'effets qui sont faits avec quelqu'un. Ils participent énormément à ce qui se passe dans la procédure, même dans la personnification du héros, parce qu'il y a certains effets où j'ai pas besoin d'être là en fait l'effet avec les fruits, quasiment, je suis facilitateur, mais c'est les gens eux qui évitent à tous les autres de mourir. c'est assez intéressant. Oui oui Et puis après on voit des ponts de méthode aussi. Bella Ciao, qui était un effet avec des cartes postales à nouveau dans la trilogie. J'ai pris sa méthode et je l'ai appliquée à autre chose. Et il y a des méthode que j'aime beaucoup parce qu'elles sont pas chères, elles fonctionnent tout le temps, il n'y a pas à réfléchir, elles sont évidentes et on peut les réappliquer à d'autres trucs parce que l'histoire va être différente et va prendre une couleur d'accessoires différente. Donc oui, c'est un peu dans cette même lignée et je dirais pas que c'est un livre où les débutants, mais il n'y a pas de Enfin, tu me diras, mais il me semble pas qu'il y ait d'obstacles mental n'y a à faire ce truc-là. Après après c'est comme on dit souvent, c'est beaucoup beaucoup de travail de présentation et puis tu as toujours un peu de travail, c'est comme quand tu achètes C'est presque une réponse à une critique que j'ai jamais beaucoup aimé qui me semble tellement sans sens. C'est les gens qui disent, mais le plus important c'est la présentation. Ils disent ça souvent pour éviter d'avoir à faire des tours techniques. Oui oui mais c'est ça là tu t'emmerdes à faire des faros Oui, exactement. Mais si tu présentais les choses bien, tu pourrais faire un tour automatique. Et puis bizarrement quand on leur met un tour automatique sur scène et faire du théâtre, là il n'y a plus personne. Donc c'est ça. Je veux bien que la présentation soit la plus importante des choses. Mais c'est vrai, mais c'est exactement, il faut travailler toujours un travail minimum, mais comme on disait aussi tout à l'heure avec les réseaux sociaux, il faut que ça aille vite, il faut que ça machin et tout ça c'est un peu le dimension intéressante aussi parce que comment il s'appelle c'est pas Osland qui avait un jeune anglais qui avait publié un bouquin sur de la magie pour les réseaux sociaux. Ah j'ai le nom, mais j'ai traduit sur la magie et la magie visuelle. On m'envoie le projet de traduction et je vois le truc, je fais de la magie pour les réseaux sociaux sur téléphone, machin, donc vraiment tout ce que je déteste personnellement. Et puis je lis le bouquin et à nouveau comme quoi il faut vraiment pas se braquer sur des points comme ça. Tu te rends compte que le mec il a vraiment réfléchi à son sujet et ça me fait penser aussi à une anecdote sur Dan and Dave, les frères Buck, les Buck Twins qui étaient des jumeaux américains qui faisaient beaucoup comment ça s'appelait la cardistry qui faisait du jonglage de cartes avec tous les paquets à nouveau l'inverse absolu de ce que je fais et ils font une interview avec je sais plus qui, peut-être théorie Eleven à l'époque. Et ils expliquent un truc qui m'a à nouveau foudroyé, c'est que en général, un magicien qui rencontre quelqu'un qui arrive à une table etc. pour que sa nature de magicien soit révélée ou prouvée au public, donc pour que les gens se rendent compte ah, c'est ça que tu fais, il leur faut plus de deux minutes.' qu'il y a bonjour, il y a le début de l'effet, il y a la procédure de l'effet, souvent c'est nul. Et puis ensuite il y a le final où tu dis ah tada, il y a effectivement quelque chose qui se passe à la fin. Et Dan and Dave avait une contre-attaque de ça, il disait nous, il nous faut cinq secondes. Parce que ce qu'ils font est tellement fulgurant, tellement visuel, tellement instantané, l'échange de cartes, une carte ambitieuse extrêmement rapide, sans choix de cartes, etc. Que eux, il leur faut beaucoup, beaucoup moins de temps pour que la carte de visite de leur activité soit comprise par les gens en face. Et donc tu pourrais très bien étudier ce domaine-là, la magie pour les réseaux sociaux avec une accroche très rapide, très visuelle ou ce que fait D and Dave, en te disant ça ça va être la façon dont je vais ouvrir. l'esprit des gens au début, puis après quand ils ont accepté de me donner du crédit, du temps et du respect, on va peut-être rentrer sur un truc un peu plus long. tu sais, c'est la même chose, moi je me je pense que c'est un problème qu'on a tous en terme de magicien. Et j'ai eu ça le cas il y a pas très très longtemps, il y a quand même quelques temps avec un des livres de Ben parce que j'adore le travail de Ben Earl et tu vois quand j'ai reçu le livre et j'ai lu la première fois, je me dis ouais mais c'est un peu trop un peu trop simpliste peut-être. Et au final après quand tu le relis une deuxième fois et que tu prends vraiment le temps d'analyser les concepts qu'il décrit et tout ça, tu dis c'est super simpliste, mais fais-le devant des gens et c'est ouf. Et pas méchant, mais tu t'emmerdes à faire des trucs des fois qui sont ultra compliqués alors je dis pas parce que Ben Earl est un super technicien en terme de cartes, mais toi tu t'emmerdes à faire des trucs des fois et puisque lui il te propose et quand tu le fais une fois, tu te dis, mais en fait il a tout compris dans sa magie. Oui, et puis il a beaucoup, comment dirait en français, streamline, il a beaucoup affiné réduit à sa plus simple essence, beaucoup de mouvements qu'il fait. Je sais parce que j'ai travaillé son bouquin qui s'appelle Less is More, je crois. Je ne connais pas le titre en français. C'est le même il fait moitié il la décline et puis il la simplifie, simplifie, simplifie le plus jusqu'à avoir l'essence pur et on va revenir à René Lavand très rapidement là-dessus parce que on peut retrouver le passage d'ailleurs, c'est sur le plus grand cabaret du monde, et puis c'est une phrase qu'il disait souvent quand il faisait son passage. Donc elle est sur YouTube, j'imagine. Il dit Il y a une différence entre le simplisme et la simplicité. Alors elle fait un peu litaro littéraire, cette phrase, mais en fait, elle est essentielle. Le simplisme, c'est simplifier quelque chose au détriment de sa compréhension, au détriment de sa qualité. Ça devient presque nul parce que on l'a abruti au niveau du public qu'on estime avoir ou de nous-mêmes, etc. La simplicité, c'est autre chose, c'est simple, mais il y a une beauté dans il y a des peintures japonaises ou même Picasso faisait ça ou dans l'écriture. Borges, on va revenir dans deux secondes là-dessus aussi, je connecte tout, je suis désolé, mais il y a le fait de faire simple, c'est pas si évident que ça parce qu'il faut enlever tout le gras tout le temps de ce qu'on décrit, de ce qu'on présente, etc. Et Borges, je crois que la conférence est en ligne, d'ailleurs, je l'avais acheté à l'époque, fait une conférence au collège de France en 1980, donc trois ans avant ma naissance. J'étais un peu en retard là-dessus. et il l'a fait en français parce que ce fou il parlait six langues couramment alors qu'il était hispanophone d'origine. Et donc il l'a fait en français, la conférence est incroyable, il y a des choses magnifiques dedans. Et il explique quand il était jeune, donc il a 15, 20, 25 ans, il écrit déjà, il est reconnu parce qu'il vient d'une famille d'auteurs, et il écrit déjà très bien, mais plus il écrit, plus il vieillit, plus il simplifie son son langage. parce que avant, et c'est flagrant quand on le lit, il y a la Pléiade d'ailleurs sur lui, on peut le trouver ou même des petits volumes, il écrit des trucs dans ses premières nouvelles qui sont incompréhensibles. Il utilise des mots ultra sophistiqués, les idées sont d'une complexité monstrueuse. Moi je me suis arraché le cerveau à essayer de le comprendre. C'est un des rares auteurs que je ne peux pas lire en anglais. Je suis pas mauvais en anglais, mais lui je suis obligé de lire en français. Sinon vraiment je m'arrache les sourcils, c'est pas possible. Mais plus il grandit, plus il vieillit, plus il simplifie son vocabulaire et donc quelqu'un dans la salle a remarqué ça et lui pose la question, mais pourquoi en gros, le vocabulaire est de plus en plus pauvre, plus vous vieillissez, qu'est-ce qui se passe quoi? Il dit parce que je veux pas faire sortir les gens de la lecture. Donc il se concentre sur plonger dans son œuvre et pas en sortir parce que si tu as besoin de sortir le dictionnaire toutes les deux secondes ou de demander à quelqu'un qu'est-ce que ça vient dire le paragraphe que tu viens de lire, tu n'es plus dans l'émotionnel dans la compréhension de ce qu'il essaie de t'expliquer. Et c'est à nouveau, c'est foudroyant comme idée parce qu'on se dit, ok, peut-être qu'on peut simplifier nos procédures, peut-être qu'on peut simplifier nos instructions. Le nombre de magicien que je vois répéter trois fois la même ligne d'instruction à un spectateur et il n'y a pas une fois qui est pareil. en fait soit les trois sont pourris, soit il y en a une qui est bonne et les deux autres sont achetés et t'as pas à répéter trois fois la même chose. Si ta phrase d'instruction à elle est correcte, tu l'as dit une fois, elle est comprise, elle est au bon moment. te répète pas, ça sert à rien. Pardon, si c'est un peu brutal comme avis. T'as entièrement raison. Oui, c'est clair. Quand tu fais du théâtre aussi, il y a la notion de texte qui a été écrit, mémorisé et pas forcément figé et qui prend la poussière. Mais Rainman quand je le fais, c'est écrit en fait je le répétais avant, jeu mémorisé mon texte. Par contre il y a un spectateur et c'est ça la difficulté aussi de la magie. c'est que tu écris ton texte, puis après tu vas sur scène et il se passe pas exactement. T'as toujours une part d'impro que tu dois maîtriser faut savoir écrire avec des ou avec des zones d'ombre et tu dis bon là les gens ils vont aller dans cet endroit-là et bon on va se préparer un peu à ça, peut-être différentes sorties. Mais tu peux pas le nombre de gens que je vois improvisé leur texte en spectacle. après quand t'es en cocktail, t'es pas prévenu, tu peux évidemment freestyler un petit peu. Mais quand t'es en spectacle et que t'improvises absolument tout et que c'est pas bon, c'est ballot quoi. Oui c'est clair.
Nicola Damien-Deramaix :
Et j'en profite tant que pour pas les oublier parce qu'il y a des questions qui. Oui, c'est ce que j'elle de il y avait la question sur l'électronique. Oui mais attends, il y en avait une avant. Il y en avait une avant que je trouvais intéressante. Comment est-ce que ton utilisation de l'intelligence artificielle a influencé ou changé ta magie Ah
Vincent Hedan :
J'avais pas prévu la réponse à celle-là. Non pas que j'avais prévu la réponse, mais celle-là, c'est la première fois qu'on me la pose, donc j'ai pas déjà défouraillé le sujet de mon côté. Alors une réponse simple, ce serait une approche technique. Par exemple, il existe maintenant des outils que nous n'avions pas qui reposent absolument exclusivement sur l'intelligence artificielle. Il n'y a pas d'autre façon de le faire. Alors que des fois tu peux repasser en analogue ou repasser en vieille méthode entre guillemets. Et un exemple que j'ai que je vais pas pouvoir vous montrer, parce que de toute façon il est pas de moi, donc c'est pas Voilà, on s'en fout. Si les gens ont l'application PeekSmith ou l'application MysterSmith, qui est celle que j'utilisais jusqu'à très récemment, MysterSmith est très très bien par Benke Smith, c'est un hongrois génial et super sympa qui développe des choses merveilleuses. Et il y a entre autres une reconnaissance vocale. Alors ça, ça se fait sans intelligence artificielle encore il n'y a pas encore besoin parce que c'est embarqué sur le téléphone. Donc je vous donner un exemple. Imaginons qu'on a la montre et qu'on a le téléphone. Alors soit ce que je vais préférer moi, on est sur scène et on a un micro ce micro va au téléphone et donc le téléphone n'est pas visible dans le champ de la mise en scène. Soit tu es dans un café. Ton téléphone est posé sur la table. Bon moi je trouve ça dommage, mais c'est un cadre d'utilisation qui est possible. Donc montre micro ou pas et téléphone. Et dans l'application, tu dis reconnaissance vocale, ça se fait dans le téléphone, mais si tu n'as pas de réseau, il n'y a pas de problème. Et tu as réglé ton téléphone pour que il entende ce que tu dis évidemment, et que dans ce que tu dis, il essaie de repérer le moment où quelqu'un, toi ou la personne en face de toi, mentionne une heure précise. Par exemple, tu vas demander à la personne de te raconter la naissance de son enfant ou l'heure à laquelle elle s'est levée ce matin pour aller au boulot ou ce genre de choses, une heure qui l'a marqué. Et c'est là que l'intelligence artificielle intervient parce que si t'en avais pas l'intelligence artificielle, il faudrait aller manuellement dans la transcription écrite du texte pour choisir l'heure et l'envoyer ensuite à la montre derrière. Et là tu peux être en main libre, discuter avec quelqu'un naturellement et l'heure va être entendue, transcrite et ensuite dit ok, là il y a 9h15 dans le texte, à mon avis c'est une heure, boum, on la pousse à la montre et on est bon. Et de la même façon, M. Smith, si tu le connectes à une imprimante, alors il le fait pas très bien avec celle que j' en tout cas mais avec l'ardoise d’Electricks, la Spirit Echo, que j'ai ici, tu peux faire la même chose avec du texte. Et donc on pourrait dire, je vais programmer le téléphone pour qu'il écoute une histoire de ce que tu vas raconter avec les gens. Il va en fait écouter l'autre personne et tu lui demandes à la personne, t'as rencontré qui aujourd'hui Dis-moi le nom de la personne qui t'a le plus fait rigoler aujourd'hui par exemple. Il me dit c'est Nicolas ou Steve qui m'a fait rigoler aujourd'hui. Il va entendre ah Nicolas, il va entendre Steve. Ah, il va envoyer les deux noms écrits à la main sur l'ardoise de Echo ou sur une prédiction d'un autre format. Et ça c'est pas possible son intelligence artificielle ou alors il faut avoir un mec en coulisse qui fait tout ça à la main derrière et moi je bosse tout seul repose et je repose sur ces outils-là. repose-là C'est pour ça que ça rejoint un petit peu la question de Simon un peu plus tôt qui disait mis à part la montre connectée, est-ce que tu utilises d'autres
Nicola Damien-Deramaix :
produits connectés ou électroniques dans tes routine? Entre parenthèses, est-ce que tu utilises des pads impression etc ou des trucs comme ça?
Vincent Hedan :
Je ne veux pas dire que j'utilise tout parce que je suis pauvre et donc je n'ai pas les moyens d'acheter tout ce qui existe. J'aimerais beaucoup, mais j'utilise énormément de choses. Par contre, j'ai un critère absolu que je n'oblige pas les gens à suivre, mais qui moi est une de mes règles, j'ai quelques règles comme ça que j'essaie de tenir. Il faut absolument que la technologie soit invisible du point de vue du spectateur, qui est le seul point de vue qui compte d'un point de vue d'un spectacle. Donc je ferai jamais des trucs qui se passent sur l'écran d'un téléphone, même si le téléphone est emprunté, même si le téléphone est pas sur un faux Google ou un faux Wikipédia. Et ça me fait mal des fois parce que Justin, par exemple, mon ami ici aux Philippines fait beaucoup acronyme. C'est un effet avec Wikipédia et tout ça. Et bon moi j'ai fait des études de sciences, de programmation aussi, je suis fasciné par l'ingénierie et tout ça. je trouve ça fascinant. D'un point de vue ingénierie, la construction de cette appli est folle de son mécanisme qui fonctionne derrière ou d'autres d'ailleurs qui existent, sauf que la technologie est visible. Donc pour plein plein plein de raisons qui sont sur mon blog, d'ailleurs, vous irez voir ça, ça s'appelle les 10 raisons pour lesquelles la technologie tue votre magie. J'ai fait un titre bien putaclique pour accrocher les gens là-dessus. Mais en même temps, j'ai raison dans mon argumentation, donc je pouvais y aller. Moi j'en veux pas, je veux pas que la technologie soit visible. mais là je les ai sous les yeux parce que j'allais peut-être en parler. Donc on a vu déjà, j'ai l'écran c'est pas de la promo, j'ai tout payé de ma poche malheureusement. Donc Notifier, j'utilise beaucoup parce que comme je n'utilise pas de téléphone, je peux pas regarder mon téléphone pour avoir des infos. donc il faut un moyen d'avoir les infos secrètement. Donc ça va être soit un écran, soit la télécommande d'Illuminati qui va vibrer par exemple pour le dé ou des choses comme ça. Déconnecter, bon ça beaucoup de gens connaissent. On a vu regarder le téléphone dans la tablette derrière. j'ai les ardoises, elles sont à côté. Il y a plein plein plein d'outils intéressants et un que j'aime beaucoup et là pour le coup je suis pas attaché à une marque en particulier parce qu'il y en a au moins quatre dont je peux garantir qu'elle fonctionneront à tous les coups, c'est Pitata, IARVEL, MindBuster de Labco, et ce que j'utilise moi, non pardon, la quatrième, c'est Audience Wonderland, qui a a priori le meilleur, mais c'est aussi le meilleur. Il faut avoir un budget dessus. Mais apparemment c'est fascinant, j'ai deux amis qui ont ça qui ne jurent que par ça, c'est extraordinaire. Moi ce que j'utilise beaucoup, c'est le mémopad de Pitata. Alors je l'ai désossé pour ceux qui qui ne connaissent pas, ça vient sous ce format-là Quand on l'achète, alors pas exactement, mais presque, donc c'est en fait une toute petite carte mère qui fait la taille d'une carte à jouer, vraiment exactement la même taille, plus épaisse qu'une carte à jouer malheureusement, mais on comprend pourquoi il y a la batterie, il y a tout le circuit et tout ça. Et donc ça, ça se cache n'importe où. Alors je vous prie par tous les dieux de ne pas cacher ça dans un jeu de cartes. Parce que c'est vraiment dommage d'avoir un outil de cette puissance-là et de demander juste aux gens d'écrire 8 de cœur dessus. C'est un peu ballot de se limiter comme ça. Donc moi je le cache dans un calepin qui est tellement fin et léger parce que ça pèse rien. C'est impossible de soupçonner qu'il y a quoi que ce soit dedans. Et en fait, si on écrit quoi que ce soit ou si on dessine, ça va partir au petit écran dans la poche, au téléphone, voir à l'ardoise si on voulait en faire une prédiction. Et ça j'utilise énormément parce que ça fonctionne beaucoup. L'avantage aussi de Pitata et peut-être d'autres, j'ai pas tout testé, c'est que celui-là il est compatible avec plusieurs applications. Si vous avez MysterSmith, ça marche. Si vous avez Unifi d’Illuminati, ça marche. Si vous avez l'appli de Pitata original, ça marche. Je vous fais pas la démo, je suis pas là pour les vendre, mais
Nicola Damien-Deramaix :
ça fonctionne très bien. Qu'est-ce que tu utilises dans tes spectacles? j'ai le petit et puis j'en ai un plus grand que j'ai caché dans un grand calepin à quatre
Vincent Hedan :
Ça rejoint aussi un petit peu la question dont on a parlé juste avant avec l'IA. Ce qui est intéressant aussi maintenant avec ces pads-là, c'est que par exemple la plupart maintenant ont aussi une reconnaissance d'écriture. Oui très avant tu c'est pas méchant, mais si le spectateur avait une écriture dégueulasse et que tu savais pas la lire, là, l'IA te permet de récupérer ça en texte dactylographié quoi. Donc ça permet d'avoir une meilleure reconnaissance, ça on va dire que c'est presque un atout technologique mécanique. Tu as une info mieux, donc ça c'est sympa. Mais après il y a un côté scénaristique ou présentationnel qui est intéressant. Et j'avais fait les tests là-dessus et ça fait ça fait rigoler les gens, mais ils hallucinent aussi au passage. Je suis aux Philippines et je suis français. Donc il y a double barrière de la langue et tout le monde le comprend. J'ai une tête où j'appartiendrai jamais à ce pays en fait. Je sais très bien que les gens me reconnaissent dans la rue. Il n'y a pas de problème. Enfin, ils me reconnaissent que je n' appartiens pas à ce pays. Et donc quand je leur fais quelque chose, ils savent que je parle pas leur langue. Et donc j'ai fait un truc rigolo récemment et je vais l'utiliser de plus en plus parce que c'est une barrière de plus dans la présentation. Je leur demande, je leur dis que je lis les pensées, blablabla, et je leur demande de penser à n'importe quel mot dans leur langue. en tagalog ou en dialecte local parce qu'il y a des îles et tout ça. Ils l'écrivent sur le pitata, Sauf que moi, comme j'utilise l'IA derrière, non seulement ils reconnaissent ce qu'ils ont écrit parce que c'est des lettres, T-A-G-A, etc. Mais je leur dis, ne m'envoie pas ce mot parce que je sais pas ce que c'est. Donc ne m'envoie pas, je vais prendre un exemple. s'ils écrivent Magandom ou Maga, ça veut dire bonjour. Bon bah je vais veux pas cette info-là. Donc en fait, il va reconnaître le texte mécaniquement et ensuite il le traduit avec l'IA parce que l'IA traduit n'importe quoi en français ou en anglais en fonction de mon confort du moment. Et sur l'écran, je vois, il y a marqué bonjour où il y a marqué cheval ou il y a y a marqué étoile. Et donc je vais lire leurs pensées alors en anglais pour qu'ils comprennent ce que je raconte et je leur dis ah je pense que tu penses au mot star en anglais étoile et ils hallucinent parce que je lis leurs pensées dans leur langue, ce qui a du sens parce que tu lis leurs pensées, c'est dans leur tête, dans leur langue native derrière. Et tu peux créer des scénarios comme ça assez rigolos.
Nicola Damien-Deramaix :
Et n'as jamais eu de mauvaises surprises avec l'électronique des acdotes pas plus de
Vincent Hedan :
mauvaises surprises que quand je suis pas doué et que je foire une levée double ou ou ce genre de choses. L'erreur est toujours humaine. La machine ne fait que ce qu'on lui a demandé. Elle n'est pas programmée pour improvisé. Donc des fois ça m'est arrivé et j'ai jamais eu d'erreur que à force de test après je n'ai pas comprise. C'est toujours la batterie n'était pas prévue des erreurs parce que les magicien sont des gens normaux la plupart du temps et ils attribuent, je pense, une partie de pensée magique à la technologie. Ils se disent, c'est de la technologie, donc c'est magique. Ça va marcher tout seul parce qu'ils ne comprennent pas comment ça marche. Moi, tu me demandes comment ça marche une voiture ou un ordinateur, je sais pas comment ça marche, c'est trop compliqué maintenant pour moi ces choses-là. Donc tu sais pas comment marche le Bluetooth, tu sais pas comment marche la batterie, tu sais pas comment marche la reconnaissance de la pointe de ta mine sur ton papier. Donc tu te dis bon on m'a dit que ça allait marcher, ça coûte 1500 balles. A priori ça va marcher quoi. Et quand ça te plante, tu es là, j'ai pas compris et donc tu râles et tout ça. Et le nombre de gens qui comprennent pas que par exemple tous les humains qui nous entourent ou toutes les parties du corps sont en fait de l'eau à majorité. Tous les humains dans une salle de spectacle, c'est comme si tu avais des bonbonnes d'eau ou des sacs d'eau autour de toi. Et l'eau, c'est horrible pour les signaux Bluetooth, wi-fi, etc. etc. Moi, j'ai des capteurs RFID que j'utilise pour savoir quelle carte a été choisie, machin, machin. Si j'ai trois personnes qui font un mur comme au penalty juste avant et qui bloquent le signal, je sais que j'ai rien sur mon écran. Je sais que je suis foutu. Donc, il y a des prises de conscience sur la mise en scène des ondes dans ton spectacle ou dans ton interaction avec le public. Tu peux pas partir à l'autre bout de la salle aux toilettes en fermant trois portes entre les gens et toi et l'idée et espérer avoir le signal. Donc il y a des choses à prendre en considération, il y a eu une rééducation technologique à faire quand tu utilises ces outils. Mais bon, justement, tu prévois des plans B si par exemple tu te dis quand tu vas écrire ton spectacle, tu dis bon, je vais faire tel effet si la
Nicola Damien-Deramaix :
technologie me lâche pour X raisons, est-ce que tu prévois quelque chose pour rebondir tout de suite derrière? Des fois tu peux
Vincent Hedan :
Des fois tu peux avoir un filet de sécurité. Il y a des j'essaie de trouver un exemple par exemple sur Pitata, ce que je fais donc pour montrer aux gens, ça c'est le calepin. Et sur l'épaisseur du bas là que je tiens à l'horizontale, c'est la partie qui contient l'électronique. Donc, c'est déjà très très fin. Mais j'ai encore un peu de place dans mon calepin pour mettre des pages et les couvertures. Ce que j'ai fait, c'est que cette page-là, c'est une page de carbone à l'ancienne. D'accord. On l' utilise pour les pas de duplication. Et le stylo que j'utilise, c'est un stylo avec une pointe, c'est pas un feutre, donc il a quand même une pointe un peu sèche, un peu dure. Donc si les gens écrivent sur l'avant-dernière page avant d'arriver sur la partie électronique, ils écrivent quelque chose. Ça duplique sur le carbone, en dessous du carbone, bien sûr. Et donc si jamais j'ai rien sur mon écran, je fais ah bon, je vais reprendre le calepin. Tu fais un la page tu fais un peek du carbone derrière. D'ailleurs je le mentionne très rapidement parce qu'on est dessus et puis c'est sur le blog, donc pourquoi pas. J'ai écrit c'est une vidéo d'ailleurs, c'est une vidéo qui s'appelle la hiérarchie des peeks sur mon blog. donc il y a une petite vidéo très courte là-dessus. et je crois que le lien c'est aan.fr slash picEEK1, un truc comme ça. Et si vous allez voir la vidéo, j'explique en fait qu'il y a des degrés de séparation qui rendent la tromperie d'un peek plus ou moins forte. Je vais essayer de vous donner un exemple. Julien Loza, vous l'avez eu, vous avez discuté déjà avec lui, il est très sur les billets et sur le center tear et des choses comme ça. Moi c'est quelque chose que je n'utilise pas du tout parce que je suis mauvais. Je n'ai pas envie de m'embêter à travailler ce genre de technique. Justin le fait très bien ici. Moi ça m'embête. Donc si vous donnez votre carte de visite ou un papier à quelqu'un et qu'il écrit quelque chose dessus et que après vous devez dire attends, je vais reprendre ce sur quoi tu as écrit pour déchirer, le mettre en poche ou quoi que ce soit, mais en fait pour vous faire un center tear ou un peek, c'est problématique parce que vous reprenez la chose sur laquelle il a écrite. Donc il n'y a pas de degré de séparation. Tu as écrit un truc, je le reprends. Ça passe la plupart du temps en particulier quand on n'est pas prêt à faire autre chose. mais c'est pas idéal. Maintenant, si on a un calepin avec une feuille de carbone et juste la feuille de carbone, on peut donner le calepin à la personne, il écrit, il arrache la page, il la garde et il nous rend le le calepin. Donc ce sur quoi il a écrit, il le garde, mais on reprend quand même un des instruments qui lui a servi à écrire. Il y a un degré de séparation. Un degré parce qu'il a gardé le vrai support. Et l'électronique, ça permet 2 degrés de séparation, voire infini, c'est-à-dire que il prend le stylo, il prend le calepin, il écrit, il garde tout tout le temps jusqu'à la fin du spectacle et on a quand même l'info derrière. Et là les gens saignent du nez parce qu'on a vraiment aucune explication possible. Mais bon, il y a un coût à ça parce que le center tear, ça coûte le prix du papier ou de la carte de visite. Avoir un pas de carbone, ça coûte, je sais pas papier carbone sur Amazon, c'est cinq euros ou un truc comme ça. Et puis ça c'est, je sais plus Pitata, c'est 500 €, je crois. et Oders Wonderland, c'est 1500 €. Donc tout de suite, on est plus dans les budgets que je ne l'ai pas. Mais il y a plein plein d'outils intéressants. J'essaie juste de quitte à être dans les mêmes conditions, à utiliser l'outil qui a le plus de degrés de séparation là-dessus. Donc ça c'est pour répondre à ta question de la sécurité, j'ai la page de carbone là-dessus. Il y a d'autres trucs, j'avais un autre exemple en tête de sécurité. Oui, j'ai des carte à jouer qui sont pucées en RFID et quand tu les mets sur le capteur sur l'écran, ça te dit il a choisi le huit de carreau c'est le truc de la balance là Alors c'est pas la balance. C'est quelque chose qui s'appelle Second si tu peux faire la balance avec, mais c'est très très risqué parce qu'une carte à jouer c'est pas très lourd. Donc c'est le capteur de Second Sight qui est en fait la même taille que la télécommande. J'ai l'impression de faire un électronique. C'est n'importe quoi. Et pour le prix de 199 francs, donc vous avez le capteur Second Sight, donc c'est un petit boîtier tout petit, tu peux cacher ça dans un livre dans une table, même dans ta manche et puis tu passes au-dessus avec les gens. D'accord. Et si tu as une carte ESP par exemple, alors là je les ai pas, mais on imagine. Tu passes une carte ESP, elle est pucée et tu sais qu'il a pris le rond, le carré, la croix, les vagues et tout ça. Mais cartes ESP, en plus d'être pucées, elles sont marquées sur le dos avec un marquage qui me donne leur identité. Donc, je veux toujours utiliser ça parce que à nouveau je suis à distance, il la posent dans la boîte, la boîte il y a un faux fond avec le truc, je suis à 15 mètres, je vois l'info, c'est incroyable. Mais si je me plante, je peux quand même lui dire ok, bah tiens bien la carte à plat face en bas sur ta vois rien et tu regardes directement le dos et l'info. Alors des fois c'est possible et puis des fois c'est pas possible. Si le dé ne t'envoie pas l'info, t'es mort. n'as pas de sortie, tu peux dire, on va recommencer ou j'ai une mauvaise. Je le dis littéralement aux gens, je fais le dé en disant, on va voir si j'ai une bonne connexion avec vous. Ils ne savent pas de quoi on parle. Mais littéralement, je teste la connexion, tu vois, il faut voir s'ils vont pas me bloquer derrière. Non mais c'est génial parce que du coup toi ça te fait marrer entre guillemets, mais personne ne le sait quoi c'est ça c'est une petite blague que je me fais pour moi des fois. Et du coup moi j'avais des questions qu'on m'avait envoyé à te poser, c'était sur le tarot du diable et sur les book tests. Justement parce que c'est un gros truc aussi de ton travail des book tests. Et du coup c'est quelque chose qui te passionne
Nicola Damien-Deramaix :
comment tu vois justement l'amélioration parce qu'en on voit sur le marché, tu as énormément de d tests et tu t'es voilà comment tu vois ça je sais pas comment elle était la question parce que je l'ai noté alors je sais pas si j'ai une philosophie là-dessus, mais c'est vrai que en général, tu avais posé une autre question aussi sur comment tu crées tout ça, puis on a un peu peut-être que ça va la reconnecter. Voilà c'est ça. Mais c'est souvent
Vincent Hedan :
Je veux faire un truc quand tu décides que tes sources d'inspiration ne sont pas forcément dans la magie, ça t'arrive d'avoir des idées où la solution idéale que toi tu voudrais, elle n'existe pas. Ou alors pas dans la forme vraiment que tu voudrais parce que les books, ça existait bien sûr bien avant moi. On a des traces du troisièmecle. Et puis il y en a énormément quand tu regardes sur le marché. Et de plus en plus ça va pas s'arrêter après la question est terrifiante parce qu'on se dit, mais les gens ne lisent plus ils sont sur TikTok. Est-ce que le livre ça aura encore du sens dans 10 ans On va montrer un bouquin aux gens, ils vont dire, mais quel est cet objet? couper un arbre, tu as mis des feuilles qu'est-ce que c'est que ce truc? comprend pas le C'est ça, attaque à la nature ou faire un tour de magie. Mais pour répondre à ta question plus sérieusement sur les book tests, je pense que comme j'ai grandi avec ma mère est conteuse et mon père lisait beaucoup aussi. Et donc il y a un peu côté lecture, mon frère lit beaucoup, ma sœur aussi, on est tous dans les bouquins, même maintenant. Et donc autour de moi, il y a des bouquins. donc c'est très lecture, très livre. et c'est vrai que quand tu te mets à créer, tu te dis bon j'aime quoi si t'aimes dessiner, tu vas faire des trucs autour du dessin. Yves Carbet, la cuisine boum, ça part dans cette direction-là. Moi j'aimais bien lire donc hop, les bouquins. Borges a des effets de mémoire donc non magicien lui pour le coup a des effets de mémoire décrits dans ses livres où il utilise des livres donc ça t'inspire, tu te dis tiens, ça c'est cool, mais ça n'existe pas. Et Babel, par exemple, qui était le premier book test un peu traditionnel que j'ai créé, il y a des années qui prend la forme d'un roman pour ceux qui ne connaissent pas. Je les ai que en anglais, je crois ici parce que je suis pas dans un pays francophone. Donc il y a plusieurs romans et ma caméra a bougé, ça va revenir. Chaque roman contient le même texte, mais les couvertures, les titres et réalisateurs changent pour que tu puisses dire aux gens, tiens, tu as une pile de six bouquins, tu préfères lequel c'est tous les mêmes, donc tu peux faire ce que tu veux derrière. Et ça, une des fonctions qui est dedans, la démonstration de mémoire qui est dans Babel, ça vient de Jorge Luis Borges. Parce que pour revenir à ce personnage très rapidement pour que les gens comprennent l'inspiration, Borges, donc il est né en 1890, je crois. Donc il est jeune juste avant la Seconde Guerre mondiale. Il écrit, il lit, il est à fond dans la littérature, c'est vraiment son domaine, il a été directeur de la Bibliothèque nationale de Buenos Aires pendant des années. Et particularité, il a des yeux foutus. Et donc il a une maladie dégénératrice des yeux, ce qui est l'ironie absolue quand tu es un lecteur et un auteur. Tes yeux te lâchent totalement. Comme à Yaomiyazaki, le créateur des studios Ghibli et comme Stephen King qui devient petit à petit aveugle également. Donc c'est la nature a horreur, j'allais dire non la nature est une bip parce que c'est horrible quoi. Et donc il devient aveugle, mais il a quand même des histoires dans la tête. Donc tu fais comment quand t'es aveugle, t'as pas appris le braille pour transmettre tes histoires. Il avait un copieur qui venait chez lui tous les jours. Donc il passait ses journées tout seul dans sa piôle isolée à composer toutes ses histoires dans sa tête à la virgule près, parce qu'il dictait aussi la ponctuation. Et quelqu'un venait tous les jours prendre la dictée de ce qu'il avait créé. C'est la pitié d'elf, tu vois, c'est vraiment un oracle. Et il déversait à l'oral. C'est pour ça que son texte est aussi très lisible, il a une qualité très orale dans ce qu'il écrit. Et le mec copiait et ça partait chez l'éditeur derrière. C'est aussi pour ça qu'il a écrit majoritairement des nouvelles, parce que c'est plus facile de faire des petits textes entre guillemets que des romans de 600 pages quand t'as que ton cerveau et la nuit pour le faire. Donc déjà le processus créatif est fascinant par ce mec-là. Et dans un des bouquins dont j'ai parlé sur mon blog qui a été écrit par un de ses copieurs, parce qu'il en a eu plusieurs, le mec raconte ce que c'était de vivre cette expérience presque mystique. Il raconte que Borges était capable de dire bon, aujourd'hui on va pas faire ça, on va faire de la lecture, tu vas me lire un bouquin parce qu'il il ne peut plus lire. Donc prends le volume qui est le troisième volume rouge à partir de la gauche à la quatrième étagère. Le mec est aveugle, mais il a cartographié toute sa bibliothèque. Prends ce bouquin-là, page 245, huitième paragraphe. Ok, tu commences à cet endroit-là parce que c'est ça que je veux lire aujourd'hui. Il connaissait la cartographie de tous ces bouquins, Palace mental complètement fou. Et je me suis dit, ok, je veux faire ça. Je veux que le spectateur ouvre le bouquin et je lui dis, ok, il y a autant de paragraphes sur cette page-là, chaque paragraphe contient autant de lignes, tu me dis n'importe quel mot, je sais à quelle position il est sur la page, etc etc. Tu me dis, il y a un effet comme ça. Tu l'ouvres n'importe où, tu ouvres Babel n'importe où, tu lis l'histoire que tu prends en courant de l'histoire dans le premier paragraphe. et je te dis juste, il y a un personnage, elle s'appelle Sophie, il y a une histoire de basket-ball et d'entrée d'immeuble et tu es capable de décrire le point dans l'histoire où elle est rentrée. Et ça c'est inspiré de Borges, donc pas du tout de la magie où je me suis dit tiens, c'est complètement fou. C'est quelque chose que tu voulais faire Et à l'époque, ça n'existait pas. Ça a été repris par d'autres, et puis ça a été aussi retrouvé par d'autres. Shawn Farquhar avec Sherlock Holmes, un truc dos à dos qu'il a créé quelques mois après avoir vu le mien. Bon on est amis, donc il n'y a pas de problème. On en a parlé. Tu sais d'où ça vient, tu vois là ça ressemble vachement à ce que je t'ai montré au 4F l'année dernière. Ok, on sait que ça circule, mais c'est bien, c'est collégial aussi. Donc ça c'est pour Babel. Après évidemment, Pi, on les fait un peu à rebours, c'est l'idée de faire un effet avec Pi qui vraiment à l'époque était une valeur importante pour moi. C'était mon mot de passe plus maintenant pour Paya et puis pour plein d'autres trucs. Et puis j'avais mon pote Sean Taylor que j'ai traduit en français aussi qui est un très très grand mentaliste en Australie, qui est membre des PA, qui est un mec brillant et qui bossait sur le sujet et il m'a dit, tiens, j'ai trouvé une idée avec P Et il m'a un peu fait chier parce que c'était mon sujet, je lui avais pas dit, il ne savait pas. il a déjà trouvé quelque chose alors que c'est mon sujet et moi j'ai rien fait dessus, j'ai fait mon feignant. donc je suis rentré chez moi et j'ai fait Pi un peu en réponse à ça. Et sa version aussi est très bien sur son site, elle est disponible. Mais le premier que j'avais créé, c'était Haïku. Et là pour Haïku, il y a une vraie rébellion à l'époque, c'était de se dire, je veux pas un book test où on mélange un jeu de cartes ou on lance deux dés et ça dit page 84 et on devine le mot baignoire page 84 parce qu'en fait tout le monde s'en fout. Ça n'intéresse personne de faire ça dans un spectacle à moins de le présenter de manière spécifique. Et je suis retourné un peu à la source et on s'est rendu compte en faisant des recherches que un des premiers book test documentés, dont quelqu'un a été le témoin, c'est quelqu'un qui récite, enfin qui devine pardon des vers de Virgile, qui était un poète antique. Et je me suis, tiens, c'est intéressant parce que quand tu devines de la poésie, il y a une qualité littéraire à ce que tu révèles. Parce que baignoire, page 84, ça vend pas beaucoup du rêve c'est pas très intéressant. Mais si tu devines de la poésie, donc il y a une émotion, il y a un lien affectif, il y a une musicalité aussi à l'écriture de la poésie, ça peut être plus intéressant. Et puis à l'époque, j'étais à la full Japon, donc je suis parti vers les Haïku aussi. Les points se sont connectés de même. Donc j'ai créé Haïku où tu devines de la poésie japonaise qui parle aux spectateur et qui lui crée une image dans sa tête. Et c'était l'idée d'avoir quelque chose de très thématique, très personnel. Babel est venue après en se disant, il me faut un truc quand même un peu plus tout terrain pour les mariages parce qu'on n'a pas vendu Haïku à des comités d'entreprise, c'est pas forcément leur sujet à ce moment-là quoi. D'accord. C'est vrai, et moi j'aimais bien aussi le petit objet qui était un peu intriguant dans le que tu avais fait, mais en version close-up entre guillemets. Ah oui, le tout çaenait un petit truc un petit truc truc assez sympa truc pareil, je regardais beaucoup d'animés japonais à l'époque et je vois cet objet puisque c'est un objet de la vie courante au Japon. Ils s'en servent pour prendre des notes ou mémoriser des choses comme des flashcards. Et je vois l'objet dans un animé. Et puis dans un magasin à Paris qui s'appelle Muji qui est très connu maintenant à l'époque, c'était débutant. Je vois l'objet, je le prends et donc j'ai un objet que j'identifie comme je l'ai vu dans des animés, j'ai de la poésie japonaise peut-être et puis j'ai l'idée d'un book test. Les trucs se sont un peu connectés comme ça et on revient donc au processus créatif par ce biais-là. En général, ce que j'ai identifié, c'est que je consomme énormément de. Enfin j'essaye d'expérience ou de choses, mais surtout des choses dans le sens film, littérature, musique, etc. Et tout ce qu'on consomme, on l'a un peu mémorisé d'une certaine façon. Ça devient dans ma tête, je le visualise comme une pièce de puzzle. Mais le problème c'est c'est que tu sais pas combien t'as de pièces, tu sais pas l'image que c'est censé former et tu sais pas quand est-ce que le puzzle final sera complété. Donc tu as plein de trucs, tu as du vert, t'as du rouge, t'as des morceaux bizarres, tu sais pas où est-ce que ça va aller. j'ai sûrement des pièces qui vont sortir dans 50 ans que j'ai depuis que j'ai 10 ans. Et puis un moment, tu te dis, tiens, la pièce du calepin japonais, le pièce de la poésie japonaise, le pièce de Best, tiens, ça ça va bien ensemble, il faut trois pièces, boum, t'as une image et ça sort. Et puis des fois ça prend l'histoire de Noël ou l'histoire d'Hiroshima, 10 ans dans la tête avant que ça sorte sur le papier ou sur scène. Parce que je l'avais pas, en fait, je n'avais pas les derniers connecteurs pour que ça sorte. Et le dernier bouquet que j'ai sorti l'année dernière, mais celui-là il m'a pris un an parce que j'ai bossé un an tous les mois dessus. Il s'appelle Echo et il est sorti à la suite du tarot du diable. Donc le tarot du diable, c'était sur utiliser le tarot, le vrai tarot dans une pratique qui est ajoute de la magie à la divination, etc. Peut-être on en reparlera tout à l'heure. Et j'ai créé ça parce que aux Philippines, on m'avait invité à faire une séance de tarot. Et je me dit bon, ça va être intéressant de voir comment on a dit que ça. En Thaïlande aussi, j'avais eu un bar vaudou qui m'avait invité à faire ça pendant plusieurs mois. Donc tous les soirs, je faisais de la divination de tarot, plus de la magie, j'ai vu comment on pouvait relier tout ça. Je me suis posé des questions sur l'éthique et à un moment, je me suis dit tiens, comment je pourrais faire pour que mon personnage de tarot slash mystique magicien soit plus crédible Parce que c'est vrai que je ne suis pas croyant de ces pratiques-là, donc je cherchais de la crédibilité. Je me dis tiens, mais si j'avais écrit un sujet, un livre sur le sujet, il se trouve que depuis je suis allé à un congrès sur le tarot plusieurs fois ici qui est tenu par un Américain philippin, qui est un peu pignon sur rue sur le sujet Et lui-même a écrit des livres sur le sujet parce que si t'es spécialiste de yoga, peut-être tu as écrit un bouquin sur le yoga, tu vois pour partager tes idées sur le sujet. Donc là c'est pareil, celui-là, il a mon nom dessus. Ce que vous trouvez sur mon site, il a pas mon nom dessus parce que pourquoi vous auriez le bouquin Moi ça a du sens que j'ai le mien. Donc c'est un book test qui pour la première fois pour moi se lit entièrement. Il se lit de couverture à couverture. Vous pouvez le trouver sur Amazon d'ailleurs en Kindle, il y a des gens qui l'ont acheté parce que je leur ai montré. c'est intéressant comme sujet, je vais aller le lire sur Kindle si tu veux. Mais à l'intérieur, il est truqué pour faire flashback. Et pour ceux qui ne connaissent pas, flashback, c'est quand on effeuille le bouquin comme ça. Vous vous voyez ce mot-là et le même mot se trouve de l'autre côté en miroir. Donc moi je fais un coup d'œil, un rapide et là tu vois accepter le mot accepter donc je vais deviner le mot accepter plus tard. Et de ce simple principe, j'ai décliné quatre routine et un bonus qui sont dans la notice. Et donc les deux vont un peu ensemble. Je vais faire soit ça d'abord pour voir comment les gens sont réceptifs à ce thème-là et ensuite on passe au tarot un peu plus sérieux profond ou l'inverse. Je fais du tarot, je sens que t'y crois pas trop. Ok, je vais te convaincre avec ça, et puis ensuite on revient sur le tarot derrière. Donc ils sont indépendants, mais ils marchent très bien ensemble. Et donc j'en ai écrit un sur le tarot parce que le tarot du diable. Et puis après je me suis dit, oui, mais il n'y a pas que le tarot comme sujet occulte. Et donc j'en ai sorti 12 un par mois sur l'astrologie, sur la numérologie, sur le tarot Marseille, le tarot Rider-Waite, parce qu'il y en a deux. Ils sont ici, donc astrologie, numérologie, les lignes de la main, les feuilles de thé, l'hypnose. Alors l'hypnose, il est moins occulte, parce que j'avais des amis à la comédie Saint-Michel qui faisaient un spectacle d'hypnose. Et je me suis dit, ce serait pas fou qu'ils aient écrit leur propre livre de pratique du sujet. Donc boum, on écrit un bouquin sur l'hypnose. Si vous parlez d'hypnose ou si vous faites des pseudo mis en condition d'hypnose dans votre spectacle, vous faites le book test à côté, ça marche très bien. Et puis il y a d'autres sujets. Bien sûr, moi mon but, c'est pas d'en écrire 12 pour vous achetiez 12, ça n'a aucun sens. C'est quoi votre thème à vous? Bon bah s'il est dans les échos, ça tombe bien, vous aurez un outil de plus parce que faire du tarot et ensuite faire le book test Haïku, Ça n'a aucun sens. C'est pas du tout le même thème, le même personnage à ne pas faire. Mais c'est vrai que c'était une bonne idée ça de le faire justement de faire tes 12 thèmes comme ça qui vont permettre justement de toucher tout le monde. Il y a au moins quelqu'un qui va se retrouver dans ces thèmes. J'ai sorti après un niveau au-dessus sur Echo à la fin qui s'appelle Echo VIP où je disais aux gens, ok, moi j'ai mes livres avec mon nom dessus parce que je veux créer une autorité sur le sujet quand je présente ce sujet-là aux gens. Et vous vous achetez écho avec un nom fictif dessus. Et peut-être que votre sujet c'est suffisamment le vôtre pour valider le fait que vous ayez votre nom dessus. Et là, ça devient un autre processus. je réécris un des échos qui existe de votre choix. J'ai eu quelqu'un par exemple sur la méditation, je dirais pas son nom parce que comme ça il reste de son côté côté. Mais quelqu'un qui faisait de la méditation de manière clinique, donc sérieuse, vraiment, il connaît son sujet, tu vois il fait pas semblant, c'est pas un spectacle. Et il disait, ok, je voudrais celui sur la méditation qui existe déjà, il faudrait le réécrire avec mon nom dessus. Je réécris l'intérieur, mais les principes restent les mêmes, il reste fonctionnels. Je mets une couverture à toi, tu seras le seul à l'avoir, je mets ton nom dessus, il va sur Amazon, je t'en envoie 10 gratuits comme ça tu as du stock chez toi pour l'usure et tout ça. Et tu as un bouquin qui porte ton nom sur le sujet dont tu es l'expert et en plus tu peux détruire les gens mentalement avec puisqu'il y a le principe flash-back à l'intérieur. D'accord. c'est cool.
Nicola Damien-Deramaix :
En parlant de ton travail, parce qu'il y a une question qui est très très intéressante, est-ce que tu penses qu'un jour tu publieras quelque chose sur ton propre chapelet? C'est ce que j'allais te poser aussi comme question, tu vois, on est connecté. Ça fait 20 ans qu'on me pose la question.
Vincent Hedan :
Et je suis pénible, je donne toujours la même réponse. Oui, peut-être l'année prochaine. Et puis ça fait 20 ans. j'ai créé mon chapelet en 2004, je crois. Maurice, d'ailleurs s'en souvient parce qu'il fait partie du même groupe de recherche, il avait participé. Et puis sûrement d'autres dans le chat connaissent. Et en fait j'avais créé mon chapelet à l'époque à nouveau avec toujours ce truc de je veux faire quelque chose, ça n'existe pas. Bon ben, on va être obligé d'y aller soi-même et de le faire. Parce qu'à l'époque, j'utilisais le chapelet brainstorm de Christian Chelman, qui est un excellent chapelet pour plein de trucs et il l'utilise de manière dévastatrice dans Blitz & Overblitz, dans sa conférence et dans ses bouquins. Et vraiment brillant qui fonctionne un peu comme un Si Stebbins ou plutôt un Eight Kings. donc il a une phrase mnémotechnique qui contrôle l'ordre du jeu, puis après il a des routine qu'il a trouvées dedans. Et à l'époque, Mnemonica n'était pas sorti le livre en français Et je n'étais pas anglophone à ce point-là, donc je n'avais pas accès à la littérature. Aronson, pareil, un petit peu trop loin. Et les fonctions que je voulais dans mon chapelet me sont venues en voyant la conférence de Michael Vincent, qui est un magicien anglais, cartomane brillant, et qui fait un effet qui s'appelle Intuitive Speller, épellation intuitive, on traduirait ça peut-être comme ça, dans sa conférence Best of Michael Vincent c'est Minard. Elle se trouve peut-être encore en DVD quelque part. Je me demande s'il n'y a pas un site officiel qui distribue les DVD, voire même les téléchargements officiels de cette conférence. Elle est brillante, il y a plein de close-up dedans. C'est François Montmirel et Daniel Rode qui produisaient ça avec Paris magique à l'époque, il y avait des conférences folles, Guy Hollingworth, Ascanio, Chad Long, Vallarino. Bref, je vois ça, il fait un effet de fou et je me dis ok, je veux faire ça, mais à la fois plus facile et avec n'importe quelle carte à jouer parce que lui il forçait la carte avec laquelle il le faisait. Donc j'ai créé mon chapelet pour ça, puis après j'ai développé des routine autour et jamais je me suis dit que ça intéresserait qui que ce soit parce que c'était juste un outil personnel comme tout ce que je fais d'habitude. Et puis j'ai commencé à le montrer à d'autres gens, et puis il se trouve qu'on m'a dit qu'il y avait des fonctions dedans qui n'existaient pas ailleurs. Donc c'est vrai que je commence à me dire peut-être Il était temps. Mais au moment où je m'y suis mis en 2008, j'étais en Australie, j'étais étudiant. J'ai un peu été distrait par d'autres trucs, difficultés de vie générale. Et puis surtout, je me suis confronté à quelque chose, c'est que j'ai à peu près 120 routine autour de mon chapelet, parce que ça commence à faire un bout de temps. Il faut les illustrer. Et ça à l'époque, c'était horrible. Il fallait faire des photos ou des vidéos, puis demander à quelqu'un de faire les dessins, ça coûtait très cher, c'était très compliqué. Et ce qui a changé récemment, c'est justement des outils d'IA. Donc on peut, mais même avant, je crois que j'ai illustré Amnesia comme ça avant IA. Tu pouvais faire une photo et dans Photoshop, tu pouvais appliquer des filtres intelligents. Alors c'était pas encore de l'intelligence artificielle, mais c'était quand même des filtres très puissants qui transformaient tes photos en dessin. Parce que la manière que j'ai de publier en noir et blanc sur du papier blanc, quand tu fais de la photo, c'est pas très joli, ça fait un peu des pâtés tout noirs, mais moi j'aime bien les illustrations des Tarbell à l'ancienne, le trait à la main avec l'encre. Et je voulais retrouver ce style-là. Donc Photoshop m'a aidé avec ça, mais c'était quand même pénible. Il fallait tout faire de manière très longue, très pénible. Et là maintenant avec l'IA, on trouve des moyens de transformer de la photo ou de la vidéo en dessin vraiment fait à la main très très beau, à une vitesse qui rend l'idée d'avoir 500 dessins dans un livre envisageable. Alors qu'avant c'était vraiment financièrement pas possible ou ça prenait trop de temps. Puis j'ai pas ce talent de dessinateur malheureusement. Donc ça commence à devenir plus facile d'envisager ce genre de projet pharaonique parce que on se dit OK, il y a des outils maintenant qui aident un petit peu à faire face à la masse de travail. Donc peut-être bientôt. En fait, j'envisageais que ce soit un bouquin. Le problème c'est que je pense que tout le monde s'en fout parce que je vais publier mon bouquin et les gens vont dire encore un nouveau chapelet, pourquoi mémoriser celui-là plutôt qu'un autre Parce que je dis aux gens, si vous hésitez, mais Mnemonica, foncez, la littérature est extraordinaire à nouveau, il y a des articles de blog sur mon site là-dessus. Parce que ce qu'on veut dans un chapelet, c'est pas tant qu'il soit célèbre, qu'il soit facile à mémoriser, c'est le pire argument du monde. Parce que c'est comme si on vous disait d'une phrase du vélo que si c'est facile. si tu fais que des trucs qui sont faciles, tu fais que des trucs nuls en fait. Il y a des moments où il faut un peu payer et passer à la caisse physiquement ou mentalement. Et Mnemonica, c'est Aronson qui disait ça dans un de ses essais Memories Are Made of This. Il expliquait, il n'y a jamais personne qui a fait l'effort de mémoriser et maîtriser un chapelet et qui l'a regretté ensuite. C C'est une montagne que tu ne regrettes pas d'avoir monté à aucun moment. Tu souffres, je vais pas faire un mensonge, c'est un peu pénible au début. Mais une fois que tu es en haut, tu te dis pas non, j'aurais pas dû le faire. C'était une erreur, j'aurais pas dû monter. Il n'y a jamais personne qui l'a fait. Ils ont abandonné en chemin, mais quand tu arrives en haut, tu comprends c'est vrai que c'est vrai que ça peut paraître ultra compliqué, mais ça te débloque un truc de fou. Je vais prendre les l'exemple de
Nicola Damien-Deramaix :
Je ne sais pas si on peut une de tes créations sans en parler trop. Ah si si tu peux Je vois où tu vas oui. Par exemple sur Pi, ce qu'il y a, c'est que ça te facilite en fait la chose monstrueuse parce que moi j'ai compris le Mnemonica avant.
Vincent Hedan :
tapis après, je veux pas dire que t'as plus d'effort à faire, mais tu presque plus rien comme travail. Les gens ils vont croire que c'est un pitch de vente, mais je le dis aux gens quand je leur parle en conférence ou quand je les rencontre. Alors attention parce que les gens aussi se trompent des fois sur le concept de connaître un chapelet. Il y a savoir ce qu'est un chapelet. Il y a connaître un chapelet et puis il y a maîtriser un chapelet. Et il y a trop de gens qui pensent que oui oui, je fais plus trois, je fais tourner les familles et je connais mon chapelet. Non, non, non. Si tu peux pas le réciter aussi rapidement que ton numéro de téléphone, et si tu n'es pas capable de donner le rang de n'importe quelle carte et l'inverse, sans suer, tu as encore un petit peu de travail à faire pour avoir accès à toutes les fonctions. Il y a plein de routine qui sont sans connaître le chapelet. Amnesia, c'est un bouquin que j'ai écrit où si tu as le jeu dans l'ordre dans ta main, tout fonctionne sans que tu connaisses l'ordre. Et puis il y a routine, il faut vraiment connaître l'ordre comme P. Et donc ce que je dis aux gens qui tâtonnent un peu avec Pi Max en version chapelet parce qu'il y a plusieurs versions, il y a des versions sans chapelet. Je leur explique que s'ils maîtrisent vraiment leur chapelet, ça se teste très rapidement, récite le jeu et puis donne-moi deux trois rangs et deux trois valeurs. Si tu maîtrises ton chapelet, je te file le bouquin qui est codé pour ton chapelet. cinq minutes plus tard, tu es sur scène, tu fais la routine. Parce qu'en fait, la routine de Pi Max en version chapelet, c'est réciter son chapelet devant les gens. Puis moi me fait beaucoup rigoler parce qu'en fait c'est extrêmement amitieux la méthode, je la fais devant vous en fait indirectement. Non mais c'est génial petit Max Par contre, il faut le maîtriser. C'est vrai que ça teste un petit peu ta connaissance du truc. En fait, oui, il faut vraiment bien le connaître, c'est surtout entre guillemets sur la deuxième phase où c'est peut-être la partie la plus complexe. la plus. Mais là aussi il y a des outils qu'il y a énormément dans la notice, il y a un lien vers une application d'entraînement. Et pour revenir à ce qu'on disait sur l'intelligence artificielle, j'ai fait les études de programmation et de sciences et de maths et tout ça, mais j'ai jamais été très bon en programmation. Et donc j'ai jamais pu offrir à mes utilisateurs de Pi Max, par exemple, une vraie appli d'entraînement sérieuse jusqu'à ce que l'intelligence artificielle permette à des débiles mentaux comme moi de coder quelque chose d'acceptable. Et donc dans Pi Max, il y a une appli que j'ai codé en disant, je crois ChatGPT à l'époque, en disant, je voudrais que ça fasse ça dans un cadre très fermé, très contrôle et très ludique et éducatif. Et l'appli que vous utilisez, elle a été codée par de l'IA. Et si je n'avais pas eu l'IA, vous auriez pas d'outil d'entraînement gratuit et qui facilite énormément cet entraînement-là. Donc il y a quand même des facilitations énormes grâce à ça. Il y a Simon qui dit la légende dit que tu en connais plusieurs de chapelet. Alors la légende dit qu'à une époque, oui. Mais plus maintenant. Je suis en train de retoucher un peu à Mnemonica parce que je suis en train de travailler sur quelque chose à nouveau. Mais alors oui, très rapidement, j'en parle à nouveau inspiration d'ailleurs. J'ai fait aussi des études de linguistiques et quand on fait des études linguistiques, moi c'était l'anglais et le coréen parce que c'était mon choix. On m'avait aussi imposé indonésien et on a touché un petit peu au thaïlandais à l'hébreu et à d'autres langues qui s'écrivaient droite à gauche. pour un peu toucher à d'autres trucs. Et ce qui est intéressant en linguistique, c'est que plus tu connais de langues, plus c'est facile d'en apprendre une nouvelle. Parce que chaque langue appartient à une famille. Quand tu as appris le français et l'italien et que t'arrives en espagnol, t'as déjà plein de trucs pour t'accrocher très très. Comme tu as la racine latine qui revient Exactement, parce que c'est des langues indo-européennes, donc elles sont liées entre elles. Quand tu as compris à l'oral en tout cas, quand tu as une maîtrise du chinois ou quand tu as une maîtrise du XVe siècle ou quand tu as une maîtrise du coréen ou du japonais, c'est plus facile de t'accrocher à une des deux autres. Parce que le chinois, enfin le coréen et le japonais ont été inventés pour se libérer de la domination chinoise, linguistique à l'époque, sauf qu'ils ont les mêmes mots. Donc ils les écrivent pas pareil, mais Toshokan, c'est bibliothèque en japonais. Togan, c'est bibliothèque en coréen. Tosh Togan, on sait d'où ça vient. En chinois, c'est le même. Donc ils écrivent pas pareil, mais les consonances sont les mêmes. et puis après il y a la déformation, le canadien, c'est pas pareil que le français parce qu'ils ont été séparés de nous pendant des années. Et donc j'étais en étude de linguistique et je me suis dit en fait c'est la même chose en magie. Je connais le brainstorm à l'époque et le mien. Bon le brainstorm, tu peux le déduire donc c'est facile, lemisme, etc. Apprenons le Mnemonica par-dessus pour voir ce qui se passe. Pour voir deux choses en fait principalement. D'abord, est-ce que il y a des ponts qui se créent? Est-ce qu'une fois que tu connais deux chapelet, tu as des idées que tu n'avais pas quand on a vécu un seul en tête plus de connaissances, plus d'outils, donc peut-être que la réponse c'est non. En tout cas pas pour moi. Rainman, au début devait être une routine utilisant deux chapelet en simultané, ce qui était un suicide mental. C'était absolument ingérable. Donc j'ai abandonné ça tout de suite, mais ça fait 20 ans et j'ai jamais trouvé d'idée qui nécessite absolument deux chapelet ou trois chapelet différents. Donc j'ai pas trouvé, mais peut-être quelqu'un un jour trouvera ça, ce serait bien. Et l'autre chose, c'était de voir si comme les langues c'est compartimentées dans la tête. Est-ce que quand tu es en mode Mnemonica, tu te mélanger les pinceaux avec le mien ou vice versa ou le Aronson parce qu'il y a eu un moment, j'avais trois couches, j'avais le mien, Mnemonica et Aronson par-dessus. Et jamais. En fait quand tu parles en anglais, il n'y a pas un mot de japonais qui sort par hasard. ton cerveau ne te fait pas n'importe quoi. Donc ça c'était intéressant d'un point de vue académique, mais j'ai rien trouvé d'intéressant dans cette recherche au final. Mais il faut pas que ça dissuade des gens de le faire parce que peut-être ils trouveront quelque chose d'intéressant. Mais c'est comme ça que tu trouves parfois des trucs auxquels personne n'aurait pensé quoi.
Nicola Damien-Deramaix :
Après il y avait tu fais toujours des traductions parce que pour les gens traduis moi-même. Maintenant, je me limite à mes propres traductions. Parce que c'est vrai que pendant un temps tu faisais beaucoup de traductions aussi en plus de tous tes projets de tes créations,
Vincent Hedan :
tu traduisais énormément de livres et j'ai eu beaucoup de chance de rencontrer France ACC édition et puis ensuite Ludo à marchand de trucs. J'ai fait de la traduction pour plusieurs maisons. Et oui, j'ai traduit pendant 10 ans à peu près, je sais plus 30 ou 40 bouquins pour Ludo au total. Et puis il y en a encore dont moi je sais qu'ils ont été traduits, mais ils sortiront un jour parce que bon il est très occupé aussi, il fait beaucoup beaucoup de choses.
Nicola Damien-Deramaix :
Mais il a édité énormément de choses et c'est Donc là tu ralentis là-dessus. Je fais plus rien en dehors de mes propres traductions que c'est du boulot. Mais c'était
Vincent Hedan :
fascinant parce que en traduisant, tu découvres l'esprit de quelqu'un. Entre autres Luke Jermay et Banachek, c'est comme ça que je les ai découverts d'abord. Ensuite, je les ai rencontrés et puis Luc est devenu un ami et quelqu'un de vraiment précieux parce qu'il est très très intelligent. Il est beaucoup trop jeune pour être aussi intelligent et doué, c'est énervant. Et ça c'était fascinant là-dessus. Et puis des fois tu découvres des choses que tu n'attends pas, on parlait de Luke Oseland tout à l'heure avec la magie digitale que je pensais détester, et puis j'ai découvert un mec intelligent qui le faisait. Et l'autre illumination dans ce sujet-là que j'évoque avec les gens parce qu'ils passent à côté des fois, c'est quand Ludo a un marchand de trucs, m'envoie un bouquin, puis d'habitude c'est lui germé, c'est Banachek, c'est je sais plus l'autre Phedon Bilek avec Orion. Ou McGill avec l'hypnose etc. Et là il m'envoie un bouquin et le titre c'est la magie pour enfants de Danny Orleans. Et je fais, c'est quoi ce truc? Moi, je suis plutôt parce qu'en fait pour être un bon traducteur, il faut plusieurs critères, il faut parler relativement bien à la langue d'origine parce que sinon tu comprends pas ce que tu lis donc tu peux pas le traduire. faut parler encore mieux la langue de cible parce que sinon ce que tu produis, c'est pourri. Et il faut aussi connaître le sujet. Tu vois n'irais pas traduire un bouquin sur une magie qui m'est totalement étrangère d'un point de vue sujet parce que tu n'as pas le vocabulaire technique de ces trucs-là. Et là il m'envoie un truc sur la magie pour enfants. Donc déjà je déteste les enfants et en plus je comprends pas le sujet général donc je suis surpris. Il dit S'il regarde, je lis le bouquin, bien sûr, avant de commencer la traduction et je tombe de ma chaise parce qu'en fait si tu lis ce bouquin en oubliant que c'est pour les enfants et en te disant c'est du marketing, c'est de l'approche psychologique par tranche d'âge, c'est de la gestion du public pendant le spectacle sur les enfants. C'est très très particulier, bien que je ne les aime pas. Ils ont un profil psychologique très intéressant. Et entre autres, ce que dit Danny Orleans, qui est un ancien instituteur, donc il sait de quoi il parle, il a été confronté aux enfants d'un point de vue académique, c'est que les enfants n'ont pas la même psyché et la même compréhension du monde, ils n'ont pas le même modèle du monde très rapidement par tranche d'âge. Un enfant de trois ans ne comprend pas le monde comme un enfant de cinq de 6, de sept, tous les parents le savent, ça va très très vite à cet âge-là, les décollages de palier par palier. Et donc ce qu'il écrit dans le bouquin est fascinant, parce qu'il dit, je fais pas les mêmes effets ou en tout cas pas de la même façon en fonction de l'âge des gamins. Parce que moi j'ai fait de la magie pour enfants catastrophique quand j'étais très débutant sur le marché de la magie. et on me disait bon bah là il y a des enfants dans la salle, ils sont 200, ils ont de trois à 13 ans, bonne chance. Et puis ils te lâchaient dans le truc et c'était un cauchemar parce qu'en fait c'est pas compartimenté, les parents sont derrière, ils boivent, ils s'en foutent, ils sont bien contents de plus avoir les gosses. C'était toujours catastrophique. Etanny Orlin a bien compris ça, il a une nono compartimentée. On fait plusieurs spectacles s'il faut, on fait des groupes, il n'y a pas de problème. Et il a une approche très intelligente et un enfant, ça a un temps d'attention très limité. Ça n'écoute pas forcément toutes tes instructions quand tu lui en donnes, même si avec les enfants il faut pas trop en donner en magie en tout cas. Il y a plein de parallèles à faire avec un spectateur de mentalisme où il faut attirer son attention, lui raconter raconter une histoire, faire en sorte qu'il comprenne bien les instructions sans le sortir de l'histoire en même temps. Et si tu fais ces parallèles-là, le bouquin devient presque une bible de mentalisme parce qu'il ne s'intéresse que à la psychologie des gens en face et c'est fascinant à regarder. Et ça c'est grâce au boulot traducteur que j'ai découvert ça. c'est grâce au traducteur que j'ai découvert ça. Et même si tu fais c'est tout bête, mais des fois des techniques qui sont ultra Comment je vais dire ultra. Enfin pour les adultes en fait elle passe super bien et que personne n'y pense, tu vas faire la même chose à un gamin il va te dire bah non c'est facile, tu fais ça. Voilà, le modèle du n'est pas le même. Quand tu fais picko, tu sais quand tu caches ton visage, ils ont pas la permanence de l'objet. Donc que ton visage quand il est comme ça, il n'existe plus dans le monde. Et tu peux pas faire disparaître un objet et attendre une réaction impressionnée du public s'ils ont pas la permanence de l'objet dans la tête. Il y a des choses comme ça qui ne fonctionnent pas. Je vais devoir faire une petite pause de confort deux secondes si ça ne me dérange pas. je reviens le plus rapidement possible. ce que vous voulez préparer des questions dans mon dos. À tout de suite.
Nicola Damien-Deramaix :
questions dans mon dos. Je sais pas si vous avez des questions comme ça on va essayer de résumer tout l'ensemble. Oui, après s'il y a des questions, Vincent il répondra après dans les commentaires sur Facebook. Je regarde en même temps les questions qui les questions sur lesquelles on n'a pas répondu. Tac et puis on en profite pour cette petite pause aussi pour vous rappeler que c'est la semaine prochaine qu'on a un live mardi mardi et jeudi à 21h avec le créateur de ces Titans et jeudi avec la mallette de Koum qui revient avec notre ami Anthony Chenot. Donc la semaine prochaine, une semaine chargée aussi. aussi on a répondu à pas mal de questions, je pense. celle de Simon. Je pense qu'on a tous la même maladie. C'était beaucoup de livres. Oui oui sur ceux qui aiment les livres, c'est vrai. Il y avait une question sur tes projets. Alors c'est vrai que tu as déjà la théâtre mental qui vient de sortir donc
Steeve Marion :
voilà, ça c'était qu'on conseille vraiment avec Nico parce que c'est un super livre. Et si tu avais des projets futurs dans voilà qui vont voilà. Alors j'ai pas d'annonce scandaleuse à faire. Mais oui, j'avais un peu envisagé de faire théâtre mental et ensuite de enfin faire un bouquin sur le chapelet. Parce que comme on l'évoquait tout à l'heure, je
Vincent Hedan :
Alors moi j'aimerais bien que les gens adoptent tous mon chapelet parce que je pense que c'est le meilleur, on pense tous que son bébé c'est le plus intelligent. Mais ça me semblait un peu fou de sortir ce livre-là, surtout autour du concept qui va l'accompagner parce qu'il y a un concept très particulier dans mon chapelet qui n'existe en aucun autre, mais qui s'applique à d'autres chapelet. Et je lui ai dit peut-être ce qu'il faudrait faire, c'est publier deux bouquins indépendants, donc les gens ne prendraient pas les deux. Ils se diraient, ok, on veut le chapelet de Vincent Hedan et ce concept-là, et puis tout ce qui va avec, ce serait un premier livre d'un côté. Mais ceux qui ont déjà Mnemonica prendraient le livre dédié à Mnemonica qui serait exactement le même, mais j'aurais adapté mon concept à Mnemonica. Ce que j'ai fait en fait il y a des années, il y a quelques personnes à Maurice entre autres, Pascal Fdi, son ami, Tony Corgan à la Rochelle, et puis d'autres utilisent ce concept-là en table à table pour faire certains effets. Et c'est un concept que j'ai développé pour mon chapelet, mais que comme j'étais dans un groupe de recherche avec des gens qui avaient un Aronson ou d'autres chapelet ou Mnemonica, j'ai aussi joué à l'adapter à d'autres. Et donc je sortirai un bouquin sur Mnemonica avec cette idée-là pour les gens qui ont déjà consacré leur vie et leur mémoire à un chapelet et c'est totalement légitime. Et puis ceux qui n'ont pas encore de chapelet ou qui veulent se laisser séduire par une autre proposition, il y aurait la même idée, mais cette fois adapté à mon chapelet. Donc ce serait l'idée, j'avais un peu envisagé d'attaquer l'écriture cet été. Et puis malheureusement, Juan Tamariz nous a quittés. Je t'avoue que ça m'a pas Ça m'a mis une petite pause en fait sur la motivation du bouquin. parce que je l'avais rencontré quand il était à Vannes, je crois en 2009, il avait fait une conférence extraordinaire et puis des apparitions de gala pendant le congrès qui avait été organisé à Vannes en 2009. Et je lui avais montré deux-trois trucs, et puis bien sûr, on avait un accroché parce que Multitude, ça vient de lui. Le chapelet, ça vient de lui. Bantamari, a été la graine de beaucoup de choses pour beaucoup de gens. J'utilisais énormément contrôle perpendiculaire dans ma pratique du chapelet, etc. etc. Puis sa théorie, bien sûr, est magnifique. Et donc il décède cet été. Alors bon, monsieur très âgé, donc c'est pas non plus comme s'il était tombé de vélo à 10 ans. Mais ça fait chier quoi donc ça m'a fait un petit peu une pause là-dessus. Et puis tu te dis, est-ce que tu veux vraiment sortir le bouquin un mois après son décès c'est pas forcément bienvenu. Je vais continuer à bosser dessus. De toute façon ça fait 20 ans que je bosse dessus. Et qu'on te reposera la question. Voilà, repose-moi dans 20 ans la question et on sera prêt. Je voulais aussi un peu faire les anniversaires, tu vois le chapelet mon chapelet après 20 ans de pratique, ce qu'elle avait fait aussi Tamariz, d'ailleurs Mnemonica, même en espagnol est sorti très tard par rapport à sa propre pratique du chapelet. Puis maintenant on est a une traduction française qui fonctionne très bien. Donc, il y avait ça. Après, il y a des projets qui traînent depuis des années parce que je suis une feignasse en fait. Je suis occupé à faire d'autres trucs et donc je pousse pas forcément tous les projets le long du tuyau. Mais Multitude deux et trois existent quasiment puisqu'il y a d'autres applications au principe du jeu Multitude de Val Evans. J'avais fait le premier livre là-dessus avec 16 routine. Et en fait ça fait des années qu'il y a d'autres trucs à faire avec et qui sont dans des notes éparpillées, les fameuses pièces de puzzle. Il n'y a plus qu'à se poser sur la table à faire l'image et à mettre ça dans un album. Donc ça c'est presque prêt. Oui, des choses comme ça qu'il faut en fait juste se dire ok, on y va, on attaque. et là en ce moment je suis ça a moins intéressé les Français, mais je me suis rendu compte que j'avais enfin des outils pour faire de manière
Nicola Damien-Deramaix :
respectueuse et efficace la traduction de mes livres dans d'autres langues. Parce que je peux faire le français et l'anglais à la main entre guillemets. Et j'aime bien le faire, donc je le fais et je peux tout contrôle. Mais quand il s'agit de l'allemand, l'espagnol, de l'italien, voire même du japonais, c'est les langues qui m'attirent énormément, mais que je n'ai pas accès directement. Et là, enfin, on commence à toucher du doigt la possibilité de le faire. Et donc j'ai envoyé des éditions allemandes, japonaises et espagnoles à quelques amis qui m'ont dit ouais, c'est bon, c'est publiable, c'est parti. Je suis ok, on va travailler là-dessus. Donc là, il y a tout le catalogue à faire en c'est unatal, c'est clair. Mais du coup t'as pas pas le projet de revenir en France ou
Vincent Hedan :
dans les. Jamais. Non je suis parti en 2022. Pour l'instant, je m'étais un peu dit, je vais me planter, il va même varier quelque chose, je vais avoir un souci financier ou médical ou quoi que ce soit. Et je vais devoir rentrer la queue entre les jambes catastrophée. Et puis en fait, on est en 2026, ça fait quatre ans. J'avais un peu envisagé de revenir l'année prochaine en 2027, un temps, parce que je m'étais dit, tiens, quand même, j'ai sorti énormément de choses depuis que je suis parti, mais je les ai pas montré aux Français face en face à face. Ils ont vu des vidéos, ils ont vu des évocations vidéos dans les conférences de faire des conférences ou des trucs comme ça. Et je sais que j'ai pas vu certains clubs depuis 5, 6, 7 ans parfois, le club du camp que j'adore, je ne suis pas allé depuis très longtemps. Je devais y aller au printemps 20, je vais pas dire de bêtises, 20 et on s'est tous ce qui s'est passé au printemps 2020. On nous a tous invités à rester chez nous. Et donc Covid oblige, tout a été annulé. donc j'avais une dizaine de dates en France prévue, j'avais l'Autriche, j'avais les États-Unis, le Canada, tout a été annulé d'un coup. Et donc là c'est vrai, en 2027, j'y avais pensé. Puis après je me suis rappelé 2027, élection présidentielle en France. Peut-être que les gens seront occupés à autre chose qu'à faire une conférence de magie. Donc on va pas parler de poétique parce que je suis son opinion. Mais c'est vrai que ça peut l'infrastructure de la France est des fois susceptible par rapport à ça. susceptible à ça. Il y a peut-être plus de Français qui vont venir peut-être te rejoindre aux Philippines. Voilà. Donc je me suis dit, on va attendre de voir ce qui se passe, puis c'est pas forcément une période très stable pour le train, pour les choses. Donc peut-être on attend. Après, s'il y a quelqu'un qui va me payer le billet d'avion, je viens. C'est 800 € aller-retour plus l'hôtel, il n'y a pas de problème. On passe une soirée et je retourne chez moi. Donc là ça fait longtemps que je suis pas revenu. J'ai de la chance aux Philippines comme c'est la capitale Manille, c'est une ville très internationale. Bon je suis pas venu à l'autre bout du monde pour parler des Français, donc je cherche pas non plus la communauté française plus que ça, même s'ils sont là. Et ils sont super sympas. Mais bon, il y a des restaurants français, il y a des restaurants japonais, des restaurants de tout. Donc si j'ai envie de parler à des amis, il y a Internet, on a vu que ça marchait très très bien. La famille c'est pareil. Donc il n'y a pas vrai c'est vrai que ce serait cool de te voir dans une conf, de venir même dans des festivals. Ah oui, on des congrès de la Belgique aussi à chaque fois que sont adorables. ce serait vraiment top à vie. Je ferai un e-mail
Nicola Damien-Deramaix :
peut-être je viens, on organise ça parce qu'après il faut aussi gérer. Parce que là si tu t'annonces que tu viens, tu vas avoir plein de demandes. Tu vas faire le tour de C'est super sympa de dire ça, mais il y a peut-être des gens qui vont dire ouais t'étais loin, c'est pas pour que tu reviennes si rapidement ça. Non mais c'est cool en tout cas. alors je regarde parce que je sais qu'il y a des impératifs là de temps au niveau on a fait les deux premières heures Je regarde s'il y a je pense qu'il y a beaucoup de choses qu'on n'a pas le temps d'aborder parce que je dois. C'est vrai qu'on n'a pas du tout parlé de la dimension du tarot parce que tu évoquais ça. C'est une question liée à ça.
Vincent Hedan :
Enfin, je vais pas forcer le sujet. Non non, mais éviter à chaque fois. C'est un sujet qui m'avait semblé sulfureux à l'époque parce que ce qu'on disait tout à l'heure sur s'autoriser à faire les choses. Et moi je suis pas du tout croyant de rien, en fait, je suis très scientifique dans ma tête. Mais le sujet m'intéressait parce que je me suis rendu compte déjà à l'époque avec Oracle Belline, qui est un bouquin que j'avais sorti, il y a des années. Je m'étais rendu compte, et c'est une évidence que si tu devines que la personne pense aux quatre de trèfles, c'est impressionnant. Mais si tu devines qu'elle pense à la carte amour, famille ouaine, qui sont des thèmes qui sont dans le jeu d'oracle Belline, le jeu divinatoire de Belline, il y a un impact qui est intellectuel, comment il a su que je pensais à ça, mais il y a un impact émotionnel de ah moi j'ai un vrai rapport à cette carte-là à ce thème-là, et donc tu m'as touché par ce thème-là. Et quand j'ai fait mon tour d'Asie en nomade, j'ai atterri un moment en Thaïlande et je cherchais un bar pour boire un verre comme ça un soir et je tombe dans un bar qui est tenu par un Américain qui vient de la Nouvelle-Orléans qui est un pays un pays une ville qui a une vie spirituelle extraordinaire puisqu'il y a le vaudou, il y a tout ça, il y a toutes les cultures qui se sont mélangées à la Nouvelle-Orléans. Et ce monsieur-là américain, qui est un retraité de l'armée, a une femme thaïlandaise qui est chasseuse de fantômes et tireuse de cartes en Thaïlande. Quand je dis chasseuse de fantômes, c'est qu'elle est payée des dizaines de milliers de bahts, donc deux euros, elle est payée sérieusement pour chasser les fantômes dans une maison quand il y a un doute de possession ou des choses comme ça. C'est ce que je disais tout à l'heure quand il y a un vrai terreau de croyances profondes encore dans une ville comme Bangkok, ça peut exister ce genre de choses. Et donc le gars a construit un bar autour du vaudou. Et quand j'ai vu le lieu, je suis rentré dedans, j'ai fait, mais en fait ça c'est une salle de spectacle en attente. Et le gars n'avait pas connecté les points là-dessus. donc je lui ai fait le dé, je lui ai fait des choses avec des cartes un peu traditionnelles. Et il m'a dit, il faut qu'on parle parce que tu fais des choses intéressantes et moi ma femme elle est pas tout le temps là pour faire le tarot, elle bosse ailleurs en province etc. Donc viens quand elle est pas là et fais quelque chose. Et par respect pour le lieu, je me suis dit, je vais pas venir et faire les balles mousse et puis le portefeuille en feu, tu vois, je vais essayer de faire un truc un peu sur la thématique du lieu. Et donc c'est là que j'ai ressorti ce que j'avais fait sur Oracle Belline, que je l'ai adapté au To Rider-Waite, qui est plus dominant dans ce pays-là, mais qui marche très bien avec le tarot de Marseille aussi. Et un peu par accident, donc j'adapte mon répertoire à ce lieu et ça décolle d'un coup en fait. C'est incroyable la réaction des gens. Et les questions qu'on me pose après chaque démonstration, c'est plus comment tu as fait ou est-ce que je peux voir ce que tu as dans la manche ou laisse-moi examiner ton jeu c'est Mais alors vous êtes né avec ce don-là ou c'est ça c'est toujours un univers super fascinant. C'est vrai quealement. Et depuis la nuit des temps, quand tu regardes. Littéralement la nuit des temps parce que il faut se rendre compte aussi que si ce genre de choses existent encore aujourd'hui à l'heure de l'IA, à l'heure du Wi-Fi, de la 5G dans notre poche, des téléphones qui font tout et n'importe quoi, c'est que il y a un besoin humain en fait de connecter sur ces thèmes-là. À nouveau, je ne suis pas croyant et je ne suis pas non plus dans la validation de cette pratique parce que c'est ce que j'explique dans l'oracle Belline et aussi dans le tarot du diable. Il y a un vrai problème éthique quand même dans cette pratique, c'est que beaucoup de gens croient à ce qu'ils font, je parle des praticiens de tarot ou d'occulte. Il y a eu ils croient à ce qu'ils font. Mais ils l'utilisent. alors c'est fou parce qu'ils croient à la magie de ce qu'ils font, au pouvoir profond des cartes, mais ils l'utilisent quand même pour le mal. Donc ils n'ont pas peur, tu vois de se faire piéger par y a beaucoup de qui croient pas et qui sont des vrais charlatans et qui entubent les gens financièrement physiquement. Je me suis posé la question de est-ce que j'avais le droit de le faire comment j'allais le faire? Qu'est-ce que j'allais répondre quand on allait me dire est-ce que c'est ma mère qui m'a donné le don etc etc. Est-ce que je parle aux morts? Donc il a fallu que je trouve plein plein de réponses que je n'ai pas forcément donné ici parce que c'est des choses aussi très vous allez les trouver pour vous, ces les réponses-là. Moi, je vous invite à vous poser la question parce que c'est comme quand tu fais Haïku. Tu peux pas faire Haïku et dire que c'est des poèmes chinois et que le bouquin tu l'as trouvé au Bénin. En fait, il faut être dans le sujet, il faut un peu savoir de quoi on parle quand on est dans un sujet qui a une réalité dans le monde des gens. le tarot, les gens ils connaissent. Donc si tu sors une carte et que tu dis n'importe quoi dessus, il dit non, mais moi j'en suis allé voir une autre la semaine dernière, elle m'a pas dit la même chose du tout. Donc faut un peu bosser son sujet et c'est ce que j'explique dans le bouquin. Et le rid, le tarot Rid weight a un intérêt pour ça. j'en ai un sous la main maintenant tout le temps, c'est que le tarot de Marseille qui est très connu pour les jeu de cartes, mais aussi pour la divination en France, est très symbolique. On voit des épées, on voit des pièces, des tiers. Il n'y n'y a pas beaucoup de pictogrammes, il n'y a pas d'une imagerie très forte, alors que le Rider-Waite, chaque carte est un tableau. Oui il a été conçu comme ça, puisque une des personnes qui a bossé dessus, Pamela Colman Smith, était illustratrice. Elle a été engagée par Waite pour faire les illustrations. Ah oui, d'accord. Donc elle elle n'est pas forcément mystique de base, même si elle y croyait. C'est le mystique qui a dit moi il me faut des illustrations, tu me fais ça, ils sont partis en vacances, il y a toute une histoire là-dessus qui est fascinante. Et donc quand on sait pas lire les cartes, c'est intéressant parce qu'on se dit bon je sais pas trop comment interpréter cette carte-là. Qu'est-ce qui se passe dans cette carte? C'est quoi la scène? C'est quoi l'ambiance? C'est quoi l'humeur etc. Et on peut connecter les points. Et ce qui est beau aussi, on parlait de gêner, de heckler, de gens qui essaient de démonter la magie en France quand ils sont face à l'impossible. C'est que quand tu es face à un public qui y croit ou qui apprécie cet univers-là, il est pas là pour te dire que tu te trompes ou que tu as un menteur etc. Moi, j'avais très peur de l'imposture. Je me dis les gens ils vont me dire que je suis pas un vrai voyant, ils vont me dire que c'est faux, ils vont venir me défoncer là-dessus. Et en fait, les gens ne sont pas du tout là-dedans. Ils sont d'une bienveillance et d'une gentillesse que moi avec mon avis de je ne crois en rien et donc ce sont des imbéciles, j'ai dû revoir un peu ma copie, tu vois. Ce sont pas des gens diaboliques qui sont là pour détruire le monde et ce sont des gens bienveillants. Et quand je suis allé à ce congrès de Tot, d'ailleurs, j'ai vu que des gens sympas, alors des gens un peu perdus des fois un peu en désespoir en recherche de réponses, Mais intéressant. Après ça rend fou parce que des fois j'ai vu des gens me faire des démonstrations de tarot, ce sont des vrais tarologues entre guillemets, si ça peut exister ce genre de choses, des vrais tarologues qui m'ont fait des démos. Et je regarde le truc, je fais, mais en fait, tu m'as fait un tour de magie là. Il y a une procédure de tour de magie, une révélation à la fin, la même structure, sauf que ils utilisent zéro technique parce qu'ils s'en foutent. Les points se connectent tout seuls avec l'interprétation des cartes. Et donc tu dis ok, donc tu bosses pas ta technique, tu bosses pas ta présentation, ça marche quand même, tu as une meilleure réaction. Il y a un vrai intér intérêt à aborder ce domaine-là. Mais c'est vrai que c'est un domaine vraiment pour ceux qui ne connaissent pas vraiment à se pencher parce que c'est super enrichissant. Et c'est très très intéressant. Le tarot du diable, j'ai beaucoup aimé aussi. C'était vraiment. Et j'en parle dans le bouquin pour ceux à nouveau qui ont un peu peur du du sujet. Un des films que j'aime beaucoup, c'est The Gift en anglais et en français, c'est Intuitions réalisé par Sam Raimi qui a fait Evil Dead et qui a fait Spider-Man. Et dedans il y a Cate Blanchett, donc comment elle s'appelle c'est Galadriel dans le Seigneur des anneaux. Donc actrice australienne d'origine et elle joue une voyante. Alors elle utilise des cartes ESP pour faire de la voyance, on sent que c'est complètement bidon, mais c'est pas grave, le thème est là. Et je me suis posé la question, je mais attends, Sam Raimi, il y croit ces trucs-là pour faire un film là-dessus ou quelle Blanchette elle est fascinée par ce sujet-là il est pas du tout. Mais en fait, c'est une actrice et c'est un réalisateur et c'est une histoire. Donc on a le droit en tant que performeur de représenter une pratique sans la valider. Par exemple, je prends un exemple extrême, mais je pense qu'il m'en voudra pas. Christian Chelman a des histoires et même moi d'ailleurs, mais il a un cas particulier comme ça. Christian Chelman a des routine de magie bizarre qui parlent de la Seconde Guerre mondiale avec des artefacts qui sont marqués d'un signe qui est problématique. Bon il n'en parle pas parce qu'il valide la doctrine de l'époque. Il en parle parce que l'histoire magique qui est autour est fascinante. Donc il y a la dimension interprète et il y a l' dimension prosélytisme. Moi je fais pas de prosélytisme, je suis interprète, je représente une pratique, mais je ne suis pas là pour dire qu'elle est vraie ou qu'elle est fausse. À titre personnel, je pense qu'elle est fausse.
Nicola Damien-Deramaix :
C'est super intéressant et je pense que on pourrait limite refaire un deuxième live rien que sur Parce que c'est vrai que l' est tout petit peu bloqué par le temps, mais c'est vraiment vraiment un plaisir en fait. Alors bloqué par le temps, donc je voulais quand même le mentionner juste avant, on a fait quelques questions, n'hésitez pas à m'envoyer des mails dans les commentaires. Après tu as accès, comme je te disais, tu as accès après c'est vrai, si tu es au replay, tu auras toutes les parce qu'il y a certainement des questions qu'on a dû rater, on s'excuse par avance si jamais on aura le temps d'y répondre après je voulais faire un dernier cadeau aux gens qui ont tenu jusqu'à la fin. Ça fait presque trois heures qu'on y va moi ça va on fait encore
Vincent Hedan :
Je sais que tu dois y aller Nicolas. Mais pour ceux qui ont tenu jusqu'à la fin, il y a un cadeau. Si vous allez sur mon site pendant une semaine, vous utilisez le code alliance, donc comme alliance là où on est là. En minuscule par contre, parce que sinon ça ne marche pas sur n'importe quelle commande, vous avez 20 % de réduction sur une semaine. Donc pour ceux qui ont tenu deux heures c'est super sympa.
Steeve Marion :
Merci beaucoup. En tout cas, c'est'était vraiment un énorme plaisir de t'avoir parce que c'est vrai que ça faisait un moment. C'est vraiment avec Nico, ça faisait un moment qu'on te voulait et qu' On en a parlé pendant des mois. Et c'est vrai que c'était un énorme plaisir de t'avoir. En plus, on adore ton travail
Nicola Damien-Deramaix :
Enfin bref, demain on remettra le replay du live avec tous les liens justement de ce qu'on a parlé, le lien de ton site, de ton blog pour voilà pour pas compliqué, c'est hedan.fr pour tout..fr c'est vrai on te remercie énormément pour ça. C'est vrai que je suis embêtant, mais vraiment tu reviens vraiment mieux parce que c'est vraiment un super plaisir de t'avoir à demain.
Steeve Marion :
Mais en tout cas, on refera des lives sur ton actualité, tes prochaines sorties et tout ça serait vraiment, c'était un vrai grand plaisir de t'avoir, un honneur de t'avoir. C'était vraiment très très cool. Merci beaucoup en tout cas tous ceux qui ont depuis 10h du matin. On peut aller à la messe. Et puis on vous souhaite un bon dimanche à tous. Et merci encore Vincent parce que toi c'est la soirée là maintenant. Quelle heure il est là il est presque 19 heures dans je vais aller Donc une bonne soirée Vincent.
Vincent Hedan :
Merci encore pour l'invitation. Merci à tout le monde d'avoir suivi ça. On se retrouve dans les commentaires après. Merci, merci. Ciao, ciao à tout le monde. Salut.